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Un bâtiment construit avec des matériaux radioactifs près de Fukushima

Slate.fr, mis à jour le 17.01.2012 à 13 h 50

Radioactive. Wikimedia CC Licence by

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De hauts niveaux de radiation ont été détectés dans un bâtiment de Nihonmastu, dans la préfecture de Fukushima, rapporte le quotidien japonais Yomiuri. L’immeuble de trois étages avait été construit en juillet avec du ciment composé en partie de gravier en provenance d’une carrière de Namie, une ville située dans la zone d’exclusion autour de la centrale de Fukushima-Daiichi.

Selon le journal, les radiations ont été détectées lors d’une étude effectuée sur les moins de 18 ans par la ville de Nihonmatsu, révélant qu’une jeune fille avait été exposée à 1,62 milliSieviert (mVs) sur trois mois. Les autorités sanitaires ont estimé que ce niveau ne posait «pas de risque immédiat». Par comparaison, la dose moyenne d’exposition en France est d’environ 2,4 mVs sur un an. Quatre familles vivant sur les lieux ont malgré tout été déplacées.

Immédiatement après l’accident provoqué par un tsunami géant le 11 mars 2011, les autorités japonaises avaient mis en place une zone d’évacuation de 20km autour de la centrale, avant de l’agrandir à 40km six semaines plus tard. Six semaines durant lesquelles certaines activités ont perduré, comme l’extraction de gravier à Namie, remarque le Wall Street Journal:

«Pendant cette période, environ 5.200 tonnes de gravier ont été acheminées vers dix-neuf cimenteries et entreprises de construction. Le matériau a ensuite été utilisé sur différents projets dont cet immeuble».

Depuis le début de la crise nucléaire les pouvoirs publics ont été fortement critiqués pour leur lenteur à mettre en place des mesures de protection de la population environnant Fukushima. Un rapport effectué par une commission indépendante chargée d’enquêter sur l’accident a même récemment dénoncé plusieurs défaillances au moment de la gestion de crise.

C’est justement pour éviter ce genre d’erreurs que les habitants des villages environnant la centrale de Cadarache (Bouches-du-Rhône), se sont exercés mardi 17 janvier. Au programme, l’apprentissage des principaux gestes à effectuer en cas de catastrophe, comme se calfeutrer chez soi.  L’installation est en effet située sur une faille sismique qui, bien que peu active, fait craindre le pire en cas de tremblement de terre.

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