Titanic, France: 2012, l'année des paquebots mythiques

Titanic in dock/Elsieesq via Flickr CC License by

Cent ans plus tard, jour pour jour, à 2h20 du matin, un hommage sera rendu en plein océan aux 1.500 noyés du Titanic. Cette croisière commémorative sur le paquebot Balmoral débutera à «Southampton, en Angleterre, le 8 avril». Plus d’un millier de passagers –parmi lesquels des descendants de ces disparus– participeront à cette croisière un peu particulière. L’initiative a rencontré un grand succès puisqu’il ne reste plus une seule place de libre.

Mais un autre paquebot, le Amazara Journey, sera affrété et quittera New York le 10 avril pour retrouver le Balmoral sur le lieu même où le Titanic a sombré après avoir heurté un iceberg. Et on peut encore réserver sa place sur le Amazara Journey, précise NPR, pour un prix de «4.900 à  14.850 dollars par personne».

Il est «prévu que le Balmoral termine le voyage que le Titanic n’avait pas pu finir, accoste à Halifax le 16 avril» avant de terminer ce périple commémoratif à New York le 19 avril.    

De ce côté-ci de l’Atlantique, l’année 2012 marque le cinquantième anniversaire de la «mise en exploitation» du France. La fin du paquebot avait été vécue comme un traumatisme national ainsi que le retrace le réalisateur Olivier Guiton.

Son documentaire (qui date de 1998) évoque «l'une des plus marquantes réalisations de l'industrie française de l'après-guerre. A la fois vitrine d'un savoir-vivre issu des 30 Glorieuses et théâtre  (….) de combats syndicaux qui ne sont pas sans paradoxe, puisque (...) les travailleurs vont défendre l'idée que la nation doit subventionner un objet destiné avant tout aux milliardaires».

Mais «2012 est aussi l’année de la concrétisation du projet de construction du nouveau France, après maintenant 3 années d’étude» de son design, sa conceptualisation et son innovation, selon Didier Spade qui est à l’origine de ce projet qu'il caractérise par sa «dimension écologique».

Par exemple, «les formes du navire font l’objet d’une étude particulièrement poussée pour minimiser la traînée et donc diminuer la résistance à l’avancement», et «on est loin des 32 nœuds de l’ex-France; le “nœud de plus” coûte très cher en énergie». Enfin, «l’éclairage sera assuré dans la majeure partie des cas par des leds, système aujourd’hui éprouvé et très faible consommateur d’énergie».  

Dans cette vidéo, on peut déjà avoir une idée de ce à quoi ressemblera ce futur nouveau paquebot France dont la construction devrait coûter entre 200 et 250 millions d’euros.