Monde

Vermin Supreme, le démocrate qui veut offrir un poney aux Américains

Slate.fr, mis à jour le 11.01.2012 à 12 h 10

Vermin Supreme. marcn via Flickr CC License by.

Vermin Supreme. marcn via Flickr CC License by.

Vous avez sûrement entendu parler de la victoire de Mitt Romney dans la primaire républicaine du New Hampshire, mardi 10 janvier: l’ancien gouverneur du Massachusetts, vainqueur au finish dans l’Iowa, l’a cette fois-ci emporté plus largement avec environ 39% des voix, contre 23% pour Ron Paul, 17% pour Jon Huntsman et 9% pour Newt Gingrich et Rick Santorum.

Mais il y avait une autre primaire dans le même Etat, du côté des démocrates. Si pratiquement personne n’en parle, c’est parce que personne ne doute que Barack Obama sera le candidat du parti à l’âne, et il a effectivement remporté ce scrutin avec 82% des voix, selon les chiffres de l’Associated Press.

Derrière lui, 10% des voix se sont portées sur ce qu’on appelle des write-in candidates, des personnes qui n’étaient pas officiellement candidates mais dont les électeurs ont inscrit les noms. On retrouve ensuite treize candidats entre 0% et 2% des voix, dont quelques intéressants personnages tels Craig Freis, dont le nom est écrit sur les bulletins de vote Craig «Tax Freeze» Freis (Craig «Gelons les impôts» Freis).

Mais le candidat qui a attiré le plus l’attention des médias s’appelle Vermin Supreme et a recueilli autour de 1%, soit plus de 800 voix. Avec sa barbe grise de gourou et sa botte en guise de chapeau sur la tête, celui qui se surnomme un «fasciste amical» et veut faire de l’Amérique «une mer de sourires éclatants» a même eu droit à son portrait dans le magazine Time et sur le site de la chaîne CNBC.

Les principales mesures de son programme? Instaurer une loi fédérale sur le brossage des dents, fournir un poney à chaque habitant et combattre la dépendance au pétrole grâce aux zombies (en «laissant pendre» des cerveaux devant eux afin de les appâter pour leur faire faire tourner des turbines, selon CNBC).

Vermin Supreme s’est aussi signalé par des coups d’éclat durant la campagne, jetant des paillettes magiques sur un autre candidat démocrate en s’exclamant «Il devient gay!» ou faisant intrusion dans une réunion publique de Rick Santorum pour scander, «d’une voix à la Dark Vador», les mots «Rick Santorum, je t’aime».

C’est la troisième fois que l’on trouve son nom (ou plutôt son pseudonyme: il considère «tous les hommes politiques comme des vermines» et lui-même comme la plus «suprême» d’entre elles) dans une liste de candidats à la Maison Blanche. Candidat du côté démocrate en 2004, il promettait déjà de donner un poney à chaque Américain et avait récolté 144 votes dans le New Hampshire. Quelques mois plus tard, il était présent à une manifestation anarchiste lors de la convention de Boston. Et en 2008, il était candidat du côté républicain: proposant de financer une «armée de singes volants», il avait cette fois-là recueilli seulement 41 voix.

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