Monde

Les drones représentent un tiers de la flotte aérienne américaine

Slate.fr, mis à jour le 11.01.2012 à 14 h 26

Un drone «Predator». PD/US Government

Un drone «Predator». PD/US Government

Les conflits se résoudront-ils bientôt sans humains au front? Si cette perspective est loin d’être atteinte, il semblerait que l’on s’y dirige de plus en plus.

Les drones -aéronefs inhabités, pilotés à distance- constituent en effet désormais près d’un tiers de la flotte aérienne américaine, selon le blog Danger Room de Wired qui se fonde sur un rapport du Congressional Research Service. Il y aurait précisément 7.494 UAV (Unmanned Aerial Vehicles) contre près de 11.000 avions traditionnels avec pilote. Ce chiffre est d’autant plus important que les drones ne représentaient que 5% des avions américains en 2005.

En janvier 2012, l’inventaire de l’armée américaine (sans compter les micro-drones) recensait 25 Global Hawk, 54 Reaper, 161 Predator et 5346 Raven (liste à la page 8 du rapport).

Pourquoi les américains équipent-ils leur flotte avec ces appareils? Parce qu’avec les avancées technologiques ces robots peuvent effectuer des missions de plus en plus précises, notamment des missions de surveillance et de reconnaissance, afin de collecter de données, et parce qu'ils peuvent également servir d’armes redoutablement efficaces (largage de bombes).

Les drones présentent donc plusieurs avantages au rang desquels on peut évidemment relever le prix humain nul en cas de crash du drone et la limitation des pertes civiles lors des frappes soulignée par P.W Singer sur Slate (à relativiser toutefois comme le montre cet article Wired). Mais aussi la part des drones dans le budget qui s’élève à 8% alors que les avions avec pilotes représentent 92%.

Les drones deviennent également de plus en plus sûrs. Le rapport confirme que le Predator recense seulement 7.5 accidents pour 100.000 heures de vol, contre 20 accidents en 2005. 38 Predators et Reapers se sont quand même écrasés en Irak et en Afghanistan au cours des dernières années, et plus récemment un RQ-170 Sentinel en Iran (objet de convoitise pour les Iraniens).

Cette amélioration n'élimine pas un inconvénient de taille: le taux de casse largement supérieur à celui des avions avec pilotes.

Comme l'expliquait P.W. Singer, la «guerre technologique» n'en est qu'à ses débuts. D'ailleurs, la flotte actuelle des drones va s’étendre dans les années à venir. La marine américaine va en effet développer une nouvelle génération de drones qui peuvent décoller et atterrir à partir d'un porte-avions. Un pas de plus vers les conflits du futur?

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