Monde

La marine américaine sauve 13 pêcheurs iraniens

Slate.fr, mis à jour le 09.01.2012 à 10 h 24

Un marin américain surveille le bateau de pêche iranien le 6 janvier 2012, REUTERS/Handout .

Un marin américain surveille le bateau de pêche iranien le 6 janvier 2012, REUTERS/Handout .

C’est ce qu’on appelle un bon timing, ou ce que le Washington Post qualifie de «jackpot de relations publiques». Un destroyer de la marine américaine a sauvé, vendredi 6 janvier, 13 pêcheurs iraniens qui étaient retenus en otage depuis plus d’un mois par des pirates somaliens dans le nord de la mer d’Arabie.  

L’opération de sauvetage a été effectuée par les mêmes bateaux militaires auxquels Téhéran venait de demander de rester hors du golfe Persique il y a à peine quelques jours, explique Associated Press.

Après être dans un premier temps resté silencieux, le gouvernement iranien a finalement mentionné l’incident samedi 7 janvier, le qualifiant d’«acte humanitaire et positif», tout en prenant soin de le  minimiser, expliquant que «toutes les nations devraient se comporter de la sorte».

Le journaliste du New York Times C.J. Chivers est monté à bord du vaisseau capturé et raconte que les pêcheurs iraniens étaient incroyablement reconnaissants, comme on pouvait s’y attendre. «C’est comme si vous aviez été envoyés par Dieu» a déclaré l’un d’entre eux.

Si le ministère iranien des Affaires étrangères s’est fendu de compliments minimalistes, l’agence de presse radicale du pays, Fars, n’a pas tardé à critiquer Washington pour avoir dramatisé et mis en scène ce qui aurait dû être un évènement de routine. Elle écrit que sauver des otages de pirates «est considéré comme tout à fait normal» mais que les Etats-Unis ont choisi de le faire «comme dans un film hollywoodien» et de «présenter le navire de guerre américain comm un sauveur».

Le Washington Post souligne que les responsables américains «n’arrivaient pas à s’arrêter de parler» du sauvetage, et que si les «chefs de la marine essayaient d’avoir l’air magnanimes», ils «pouvaient difficilement contenir leur jubilation.»

Peu après le sauvetage, les chargés de communication du Pentagone se sont «rapidement mis en action», écrit le Los Angeles Times, qui souligne que des conférences téléphoniques ont été organisées et que des photos et des vidéos ont été distribuées aux journalistes.

L’accalmie a été de courte durée entre les deux pays. Le secrétaire américain à la défense Leon Panetta a prévenu, dimanche 8 janvier, sur la chaîne CBS que les Etats-Unis «répondront» par la force si l’Iran cherche à bloquer le détroit stratégique d’Ormuz.

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte