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Législatives: Lang candidat à Saint-Dié (Vosges)

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 09.01.2012 à 10 h 58

Jack Lang à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2011. REUTERS/Charles Platiau.

Jack Lang à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2011. REUTERS/Charles Platiau.

Comme nous le révélions vendredi 6 janvier, Jack Lang sera candidat aux législatives de juin prochain dans la deuxième circonscription des Vosges, celle de Saint-Dié.

Interrogé vendredi soir, l’entourage de l’ancien ministre de la Culture se refusait encore à confirmer cette information de source proche du dossier, qui a finalement été officialisée samedi matin quand il a été désigné à l'unanimité par les militants PS locaux.

«Quelque 200 militants ont participé au vote. Jack Lang représente un espoir dans cette circonscription», a expliqué à l'AFP Christian Pierret, maire de Saint-Dié et ancien ministre délégué à l’Industrie. Le candidat, qui se rendra sur place le 12 janvier, a lui évoqué «un ancrage local, profond, ancien, affectif» avec ce territoire: il est né en 1939 dans le département, à Mirecourt, a été doyen de la faculté de droit de Nancy et y a fondé un festival international de théâtre.

Annoncé dans plusieurs départements

Ces dernières semaines, la candidature de Jack Lang avait été évoquée en Haute-Garonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans la Somme ou encore dans l’Aisne.

En décembre, il ne s’était pas présenté au vote des militants pour l’investiture dans sa circonscription actuelle, la 6e du Pas-de-Calais, dont les contours ont été modifiés par le redécoupage électoral de 2009, qui a supprimé deux circonscriptions dans le département. C’est Brigitte Bourguignon, l’adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer, qui était sortie victorieuse de la primaire. La possibilité d'une candidature dans un autre département avait alors été évoquée.

Au lendemain de Noël, Jack Lang avait expliqué sur RTL qu’il annoncerait «en janvier» le lieu de sa candidature et avait affirmé avoir été sollicité «par trois départements». Agé de 72 ans, l’ancien ministre a déjà été député du Loir-et-Cher pendant six ans (1986-1988, 1993, 1997-2000) avant d’être parachuté dans le Pas-de-Calais en 2002 après sa défaite aux municipales à Blois.

Le candidat investi inéligible

Comme nous l'annoncions vendredi soir, cette investiture de Jack Lang a été rendue possible par l'inéligibilité qui frappe le candidat initialement investi dans cette circonscription, le premier fédéral PS du département Jean-Marie Lalandre, directeur du Centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-Dié. Depuis le printemps dernier, le code électoral interdit en effet au directeur d'un établissement public communal d'une ville de plus de 20.000 habitants de se présenter aux législatives.

La circonscription qui a été attribuée à Jack Lang est théoriquement la plus jouable pour un candidat socialiste: en 2007, Christian Pierret, député de 1978 à 1993 et à nouveau élu en 1997 avant d'entrer au gouvernement, y avait été battu avec 45% des voix par l’UMP Gérard Cherpion. Sur les trois autres circonscriptions, deux avaient été gagnées par l'UMP dès le premier tour et la troisième avait également été remportée par le parti majoritaire avec près de 56% des voix au second tour.

Jean-Marie Pottier

Mis à jour le 9 janvier avec les déclarations de Jack Lang.

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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