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Les sites de vente en ligne comptent sur les clients ivres

Slate.fr, mis à jour le 30.12.2011 à 16 h 14

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Une femme consulte son ordinateur au supermarché Whole Foods à Chicago, un verre de champagne à la main leyla.a via Flickr CC License by

Une femme consulte son ordinateur au supermarché Whole Foods à Chicago, un verre de champagne à la main leyla.a via Flickr CC License by

Après quelques verres ou un dîner fortement alcoolisé, vous rentrez chez vous et allumez votre ordinateur. Ou avant, sur le trajet du retour, vous vous connectez à l'application de votre site de vente préféré. Et là, vous succombez et achetez.

Ce type de scénario est celui qui retient l'attention de site de ventes en ligne comme Gilt Groupe, l'équivalent américain d'un vente-privée.com pour l'industrie du luxe, raconte le New York Times. Pour s'adapter à cette clientèle, le site a ainsi ajouté des ventes spéciales après 21h.

C'est le même raisonnement côté eBay, qui voit son taux d'achat le plus important entre 18h30 et 22h30, quelle que soit la zone horaire. Le vice-président mobile, Steve Yankovich, est convaincu que l'alcool peut avoir un effet positif pour son activité. «Si on pense à ce que la plupart des gens font quand ils rentrent chez eux du travail, c'est le moment où ils décompressent. Le client se sent bien».

Amanda Schuster, une consultante vivant à Brooklyn interrogée par le New York Times, assimile cela presque à une activité. Si elle ne va jamais faire les magasins en étant ivre, acheter en ligne, «c'est différent voire productif - c'est pas comme si j'étais rentrée à la maison bourrée et que je m'affalais sur le canapé, je le vois comme si je rentrais à la maison et faisais quelque chose».

Erin Gloria Ryan, du site Jezebel, s'émerveille toujours de ses achats: «La semaine d'après, je serai toujours surprise et ravie par le bon goût du moi bourré». Pas comme ce jeune homme, qui ne sait pas vraiment pourquoi il est rentré dans ce supermarché:

Est-il plus aisé de dépenser plus en ligne? Un article de Wired en juin évoquait la logique neuro-économique des sites de vente en ligne comme eBay pour inciter les consommateurs à avoir toujours plus et toujours plus rapidement. Quand au Huffington Post, il faisait le point sur les ventes flash en ligne qui pouvaient donner lieu à des dépenses irrationnelles, souvent excèdant nos besoins et moyens. Et pour cela, l'alcool aide...

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