Life

Le déclin du bonheur selon Twitter

Slate.fr, mis à jour le 22.12.2011 à 16 h 08

Le logo de Twitter Andreas Eldh via Flickr CC License by

Le logo de Twitter Andreas Eldh via Flickr CC License by

Le bonheur est en baisse depuis trois ans. C'est ce qu'il ressort d'une étude sur Twitter menée par une équipe de chercheurs de l’université du Vermont aux Etats-Unis, et publié dans la revue PloS ONE, comme le rapporte The Huffington Post.

Mais sur quoi se sont fondés ces scientifiques pour affirmer une telle chose? Ils ont étudié 46 milliards de mots, contenus dans 4,6 milliards de tweets postés par 63 millions d’usagers de Twitter, sur une période exacte de 33 mois à partir de septembre 2008. «Les milliards de mots utilisés pour exprimer ce que les gens ressentent ont donné un aperçu de l'humeur relative dans le monde», indique l’étude.

Ainsi, les chercheurs ont mesuré «la joie ou la tristesse» des mots contenus dans les tweets. Pour cela, ils ont demandé à un groupe de volontaires d’attribuer une «note de bonheur» sur une échelle de 1 à 9, à plus de 10.000 mots: le mot «rire» obtient une note moyenne de 8,50, «nourriture» 7,44, «avidité» noté 3,06 ou encore «terroriste» avec 1,30. Et ont ensuite étudié leur fréquence d'utilisation sur le site de micro-blogging.

Comme les tweets sont datés et que l’on peut déterminer la position géographique des utilisateurs, on peut cibler les moments et les lieux où les gens sont les plus heureux, explique Psychcentral. Les pics de bonheur se trouveraient en premier le samedi, suivi par le vendredi et le dimanche puis retomberait le mardi. «L’heure la plus joyeuse» de la journée oscillerait entre 5h et 6h du matin puis on constate une baisse tout au long de la journée, atteignant son point le plus bas entre 22h et 23h.

Sur une période plus longue, les chercheurs ont observé des pics de bonheur lors des périodes de fêtes (vacances de Noël) ou lors de la Saint-Valentin. Au contraire, les jours les plus négatifs coïncident avec des événements dramatiques à l’échelle mondiale comme le tsunami au Japon.

Peter Dodds, professeur à l’université de Vermont, affirme néanmoins qu’«en mesurant le bonheur, nous ne sommes pas en train de dire que le maximiser est le but de la société. Et d’ajouter «qu’il se pourrait bien que nous ayons besoin d’un peu de mauvaise humeur pour s’épanouir».

Facebook a également tenté de sonder l’humeur de ses utilisateurs en lançant l’indice Gross National Happiness pour suivre l’évolution du moral des gens au cours de l’année et en chercher les causes.

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