Culture

La chanteuse Cesaria Evora est morte

Slate.fr, mis à jour le 17.12.2011 à 17 h 24

Cesaria Evora à Lisbonne en 2006, REUTERS/Nacho Doce

Cesaria Evora à Lisbonne en 2006, REUTERS/Nacho Doce

La chanteuse capverdienne Cesaria Evora est morte samedi 17 décembre à l’âge de 70 ans rapporte Le Monde. Les médias de langue portugaise ont été les premiers à relayer l'information, avant que celle-ci soit confirmée par le ministre capverdien de la culture.

Le site Cap-Vert.tv rapporte qu’elle était suivie à l'Hôpital Baptista de Sousa à Mindelo sur l'île de São Vicente au Cap-Vert, ville où elle réside et où elle était au repos complet après une intervention chirurgicale en France. Le site souligne qu’elle était entrée au service d’urgences de l’hôpital dans la matinée du 16 décembre suite à «une insuffisance respiratoire et un oedème pulmonaire». Souffrant de problèmes cardiaques et d’un diabète, elle avait annoncé la fin de sa carrière en septembre dernier, toujours selon Cap-Vert.tv. Elle avait alors déclaré au journal Le Monde:

«Je n'ai pas de force, pas d'énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant, je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m'absenter pour cause de maladie, j'aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m'ont suivie depuis si longtemps».

La chanteuse populaire est devenue une artiste reconnue d'abord en France puis dans le monde entier au début des années 1990, alors qu'elle a déjà 50 ans, avec son troisième album, Miss Perfumado, et notamment le titre Sodade:

Elle a ensuite enchaîné les tournées internationales et les collaborations avec des artistes de renom pendant presque deux décennies, sans jamais oublier son Cap Vert natal, comme dans la chanson Petit Pays:

Cesaria Evora a reçu la Légion d’honneur française en 2009 des mains de la ministre de la Culture Christine Albanel, qui lui avait rendu hommage à cette occasion:

«Votre voix, reconnaissable entre mille, a fait le tour du monde, popularisant les coladeras et les mornas de votre Cap Vert natal, exaltant l'âme des habitants de votre archipel, leurs rêves, leurs blessures, leurs joies, et, bien sûr, cette mélancolie, cette solitude, la Sodade que vous chantez mieux que personne.»

Les Inrocks écrivaient en 1997 à propos de celle qui était surnommée ma diva aux pieds nus:

«En dépit de l'unanimité internationale dont jouit la chanteuse, de son influence dans la reconnaissance de la culture populaire de ce minuscule pays de 400.000 âmes, de l'élan qu'elle a initié dans le domaine de la musique, rien n'a fondamentalement changé: Cesaria reste à jamais cette fille du peuple à qui l'on refusait l'entrée du Grémio, le club sélect de Mindelo, parce qu'elle marchait pieds nus.»

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