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Les étrangers ne pourront plus acheter de l'immobilier dans 11 villes turques

Temps de lecture : 2 min

Port d'Antalya, en Turquie  / Hasan.unal via Wikimedia Commons
Port d'Antalya, en Turquie / Hasan.unal via Wikimedia Commons

La Turquie a interdit de vendre des terrains aux étrangers dans 7 provinces où le pourcentage de propriétés détenues par des citoyens d’autres pays dépasse la limite de 10% fixée par la loi, rapporte le journal espagnol ABC.

Selon le journal turc Vatan, le ministre de l’Environnement et de l’Urbanisme, Erdogan Bayraktar, a confirmé la fin des ventes des propriétés immobilières aux étrangers dans 11 villes des provinces d’Ankara, Batman, Erzincan, Malatya, Usak, Gaziantep et Sirnak. Le ministre a ajouté qu’au cours des 8 dernières années, 103.604 citoyens d’autres nations avaient acquis 96.925 propriétés pour un total de 81.684.537 mètres carrés. Cette mesure apparaît comme une manifestation du nationalisme turc, d’autant plus exacerbé par la forte dépendance de la Turquie vis-à-vis de l’Europe.

Selon les dossiers, les acheteurs étrangers –principalement allemands et britanniques– sont surtout intéressés par des terrains dans la province de Konya en Anatolie centrale, la région la plus adaptée pour la production d'énergie solaire.

Si l’achat immobilier des étrangers a longtemps été interdit en Turquie, une loi de 2003 a pourtant autorisé l’acquisition de biens immobiliers par les étrangers et encouragé l’essor du marché immobilier turc. Cela représente une grande partie des investissements étrangers en Turquie. Mais l'étau semble se resserrer avec la mesure annoncée par le ministre.

Slate.fr

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