Monde

David Cameron? Un «gamin obstiné» selon Sarkozy

Temps de lecture : 2 min

 Nicolas Sarkozy et David Cameron, à Londres, en 2010  / Tom Morris via Wikimedia Commons

Après le refus de la Grande-Bretagne d’approuver le projet de réforme du traité européen adopté par 26 pays membres de l’Euro, le Premier ministre britannique David Cameron a assuré qu’il restait «en bons termes avec (son) ami Nicolas Sarkozy», résume The Guardian, reprenant le journal satirique Le Canard Enchaîné.

Mais cette «amitié» ne semble pas être partagée par le président français qui aurait accusé David Cameron de se comporter comme un «gamin obstiné» lorsqu’il a exercé son veto, lundi 12 décembre, au sommet européen de Bruxelles. Ce refus britannique de participer au renouveau de l’Union via ce projet aurait semble-t-il dégradé les relations entre les deux hommes.

En dépit de sa volonté de se dissocier du projet de réforme du traité européen, David Cameron a toutefois réaffirmé la volonté de la Grande-Bretagne de rester membre à part entière de l'UE, tout en défendant, devant le Parlement de Londres, sa décision de rester à l'écart de la réforme des institutions européennes. «Nous sommes dans l'Union européenne et nous voulons y rester», a-t-il déclaré, précise le Monde. Cameron atteste également que l’adhésion à l’UE est dans «l’ intérêt national» de la Grande-Bretagne selon The Guardian.

Aussi le Premier ministre a-t-il pris le soin d’ajouter qu’il restait à l’écart de la campagne présidentielle française:

«Je ne veux pas me laisser entraîner dans la campagne des élections en France parce qu'en dépit des informations qui prétendent le contraire, je suis encore en extrêmement bons termes avec mon ami Nicolas Sarkozy et je pense que la campagne de Libye l'a prouvé.»

Mais explique, s’agissant de François Hollande: «Je me contenterai de dire une chose, c'est que le chef de l'opposition en France a eu le mérite de nous dire ce qu'il pensait» de l'accord, a indiqué David Cameron, pour signaler qu'il en allait différemment de l'opposition travailliste britannique, rapporte Les Echos. «Ils twittent, bloguent (...) mais n'ont pas de politique», dénonce le Premier ministre britannique pointant du doigt les membres du parti travailliste.

Au sein de son propre pays, David Cameron a essuyé de nombreuses critiques, notamment de la part du vice-Premier ministre, Nick Clegg qui s'estime «amèrement déçu» du veto britannique selon The New York Times.

Mercredi 14 décembre, le Premier ministre britannique a de nouveau défendu son veto devant le Parlement assurant qu'il ne «s'excuserait pas d'avoir défendu la Grande-Bretagne», souligne le Point. Il est ainsi le seul dirigeant de l’Union européenne à à s'être opposé à un nouveau traité européen destiné à sauver l'euro, au nom de la sauvegarde des intérêts de la City, première place financière d'Europe.

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