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A Bruxelles, David Cameron a utilisé la technique de la «vessie pleine»

Slate.fr, mis à jour le 13.12.2011 à 12 h 03

David Cameron lors du sommet européen de Bruxelles, le 9 décembre 2011. REUTERS/Yves Herman

David Cameron lors du sommet européen de Bruxelles, le 9 décembre 2011. REUTERS/Yves Herman

Pendant longtemps, les historiens se demanderont peut-être si David Cameron a eu raison de s’opposer au nouveau traité européen voté à Bruxelles le 10 décembre 2011. Mais, maintenant qu’on en sait un peu plus sur son état physique lors de ce sommet dans la capitale belge, il est certain que ces historiens vont aussi se demander s’il a pris sa décision dans les meilleures conditions selon le Guardian.

En effet, dans un article de  The Independent daté du dimanche 11 décembre, on apprend que David Cameron a utilisé la technique de la «vessie pleine» pour mieux se concentrer et avoir l’esprit clair pendant l’exténuante séance de négociations à Bruxelles qui a duré pas moins de 9 heures. D’après le Guardian, le Premier ministre britannique s’est donc forcé de ne pas aller aux toilettes lors du dîner officiel le soir jusqu’au petit matin à la fin du sommet.

Le journal explique que ce n’est pas la première fois que David Cameron fait usage de cette technique. Il l'avait déjà fait lors d’un discours qu’il a prononcé sans aucune note à son arrivée à la tête du parti conservateur. C’est en regardant un documentaire sur Enoch Powell, homme politique du parti conservateur dans les années 1960, que le Premier ministre aurait entendu parler de cette méthode. Powell, surtout connu pour son célèbre discours contre l’immigration en 1968, aussi appelé «Discours des fleuves de sang», disait à l’époque qu’il réussissait mieux ses interventions quand il avait la «vessie pleine»:

«Vous ne devez rien faire pour atténuer la tension avant de faire un grand discours. Si c’est possible, vous devez chercher à l’accroître.»

En tout cas, David Cameron ne semble pas avoir entendu parler de Peter Snyder et Myrjam Tuk, les deux lauréats en septembre dernier de l’Ig Nobel, qui récompense chaque année les découvertes scientifiques les plus insolites. Le neurologue Peter Snyder et ses collègues ont en effet découvert selon le site Smart Planet que les gens prennent de moins bonnes décisions quand ils ont trop envie d’uriner. Se retenir de faire pipi peut justement affecter nos décisions autant que d’être saoul ou ne pas avoir dormi depuis 24 heures:

«Quand les gens atteignent un point où ils ont tellement mal qu’ils ne peuvent plus le supporter, c’était comme s’ils étaient saouls.»

L’équipe de Snyder partage l’Ig Nobel avec Mirjam Tuk, une scientifique qui a découvert que les gens davantage capables de maîtriser leur envie d’uriner étaient également meilleurs pour maîtriser certaines impulsions.

Pour le Guardian, il reste une dernière question non-résolue: est-ce que Cameron a dégradé les relations entre la Grande-Bretagne et les pays de l’Union européenne au prix de sa fantaisie de se retenir d’aller aux toilettes?

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