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Le cerveau d’un enfant violé ressemble à celui d’un soldat en guerre

Slate.fr, mis à jour le 08.12.2011 à 11 h 53

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Mêmes altérations, mêmes anticipations des menaces et même perception de la douleur. 

Enfants maltraités et guerriers font preuve d’une même faculté d’adaptation qui peut être «utile» mais  aussi entraîner «sur le long terme, des problèmes de stress et d’angoisse». A l'appui de cette comparaison: le cerveau d’un enfant ayant été violé ressemble en tout point à celui d’un soldat qui a combattu.

C’est ce que révèle une étude scientifique américaine publiée par Current Biology, le 6 décembre. Les conclusions de cette recherche ne sont pas vraiment nouvelles, comme le souligne Wired Science; c’est sa méthode par IRM (imagerie par résonance magnétique) qui constitue une «première».  Celle-ci a permis de mesurer «l’afflux de sang dans le cerveau de 43 enfants qui ont été violentés dans leur famille et auxquels on projetait des images de visages tristes ou colériques».

Conclusion: la vision de ces visages agressifs altère la même sphère cervicale chez les enfants violentés que chez les soldats confrontés à des scènes de guerre.  

Cette étude scientifique ne permet pas encore, en revanche, de trouver le moyen de soigner la dépression des adultes maltraités durant leur enfance. Une des dépressions dont le traitement est le plus «difficile».     

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