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Affaire DSK: la «danse de la victoire» des employés du Sofitel n'a duré que 13 secondes

Slate.fr, mis à jour le 08.12.2011 à 10 h 34

REUTERS

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La New York Review of Books, le magazine bimensuel qui a publié l'enquête d'Edward J. Epstein sur ce qui s'est passé au Sofitel de Manhattan le samedi 14 mai, avant et après la rencontre entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, vient de publier un correctif sur ce même article.

Un des quelques éléments nouveaux rapportés par Epstein sur cette journée était la «danse de la célébration», ce moment où deux employés de l'hôtel se sont congratulés, peu de temps après avoir entendu leur collègue Nafissatou Diallo raconter qu'elle avait été agressée sexuellement par DSK.

Epstein écrivait que les deux hommes «se sont fait des high-five [tope-là], ont tapé dans leurs mains, et fait ce qui ressemble à une extraordinaire danse de fête pendant trois minutes». Le management de l'hôtel avait démenti, assurant que «ces faits ont duré huit secondes, sans qu'aucune “extraordinaire danse de fête” n'ait pu être constatée».

Dans son long entretien avec Slate.fr, Epstein avait insisté, détaillant ce qu'il avait vu sur la vidéo de surveillance entre 13h34 et 13h38:

«Ils ont commencé en se faisant trois high-five (“tope-là”), ce qui était déjà extraordinaire, et peut-être que ces high-five n'ont duré que 8 secondes. Ils se sont aussi tombés dans les bras, se sont serrés la main, et ont fait cette espèce de gigue en lançant leur jambe très haut

«Le fait important, c'est la célébration, pas le temps qu'elle a duré», avait-il ajouté.

Mais l'erratum de la New York Review of Books du 6 décembre revient sur ces affirmations, dans une version beaucoup plus proche de celle du Sofitel que de celle du journaliste:

«Les vidéos de surveillance ont établi que cet épisode, comme il a été décrit, a duré approximativement treize secondes, et non pas les trois minutes mentionnées dans l'article.»

Dans son démenti, la direction de l'hôtel disait avoir interrogé les deux hommes –tous deux des employés– depuis la parution de l'article de la New York Review of Books, et qu'ils «ont catégoriquement nié que cet échange ait quelque lien que ce soit avec Monsieur Strauss-Kahn».

Une personne au courant des preuves détenues par l'hôtel avait alors affirmé au Daily Beast que les deux employés auraient dit ne pas se souvenir de la raison exacte de leur célébration, mais qu'ils pensaient qu'elle devait être liée à un événement sportif, le sport étant un de leurs sujets de conversation fréquents.

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