Économie

Le projet de Sarkozy et Merkel? Une «blague» selon un commissaire européen

Temps de lecture : 2 min

Andor Laszlo, commissaire européen aux Affaires sociales / World Economic Forum via Wikimedia Commons
Andor Laszlo, commissaire européen aux Affaires sociales / World Economic Forum via Wikimedia Commons

Le commissaire européen aux Affaires sociales, Andor László, n’a pas hésité à railler sur Twitter, mercredi 6 décembre, la décision franco-allemande d’introduire des sanctions automatiques envers les Etats membres de l’Union européenne qui ne seraient pas rigoureux quant à leur déficit public, rapporte Financial Times.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du projet de nouveau traité européen, issu de l’accord conclu entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, visant à revenir à une discipline budgétaire stricte, précisément sur le fait que le déficit public ne dépasse 3% du Produit intérieur brut (PIB), explique La Voix Eco.

Sur son compte Twitter, il a qualifié l’idée des sanctions automatiques de «blague» et ajoute qu’«une Union budgétaire a besoin de prises de décisions collectives, démocratiques, qui puissent répondre aux défis et gérer la demande agrégée».

Stanley Pignal, journaliste au Financial Times et blogueur, ajoute qu’«en supposant que les Allemands suivent le site de micro-blogging, ils seront probablement déçus que le commissaire hongrois qualifie de "blague" leur idée de sanctions automatiques pour les pays de l’UE ne respectant pas les règles imposées sur les déficits publics: c’est un des piliers de leur plan de résolution de la crise».

Un peu plus tôt dans la matinée, le commissaire hongrois avait fustigé la volonté de supprimer les eurobonds et le refus français de faire de la Banque centrale européenne (BCE) un «rempart contre la propagation de la crise»:

«L'Union budgétaire seule ne sauvera pas la monnaie unique –une union de la dette est également nécessaire. Ayez recours aux eurobonds et activez la BCE!»

Par ailleurs, Andor Laszlo n’est pas à son coup d’essai en matière de tweets «chocs» s'écartant de la ligne de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, qui souhaite revenir à une orthodoxie économique, notamment via les sanctions automatiques. Déjà le 26 octobre, il avait tweetté:

«L’austérité et le démantèlement du modèle social européen ne va pas résoudre le problème de la dette.»

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