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Les chiens militaires aussi souffrent de la guerre

Slate.fr, mis à jour le 02.12.2011 à 9 h 22

Un exercice militaire américain, REUTERS

Un exercice militaire américain, REUTERS

Les chiens jouent un rôle important dans les guerres modernes, et tout comme leurs maîtres soldats, ils sont sujets au syndrome de stress post-traumatique (SSPT), rapporte le New York Times.

Les séquelles psychologiques que peut laisser la guerre sur les soldats sont bien connus et documenté depuis plusieurs décennies. Le sujet a été abordé dans certains des plus grands classiques d'Hollywood comme Apocalypse Now ou Voyage au bout de l’enfer.

Mais si, selon certaines études, le syndrome touche environ 15% des militaires présents sur le terrain, l’armée américaine commence à s’intéresser aux conséquences de la guerre sur les chiens, compagnons indispensables des GIs dans leurs missions.

L’animal est utilisé dans de nombreuses tâches sur le front, allant de la détection de mines à celle des combattants ennemis en passant par la recherche de survivants dans les décombres de bâtiments détruits par les bombardements. Et ils subissent aussi les conséquences de la guerre.

Selon les estimations du docteur Walter F. Burghardt, chef de la médecine comportementale à l’hôpital pour chiens de la base militaire de Lackland, 5% des 650 chiens militaires déployés par l’armée américaine souffrent de SSPT canin, et la moitié d’entre eux doivent être retirés du théâtre de guerre où ils se trouvent.

Le concept de SSPT canin n’a que 18 mois, souligne le New York Times, et s’il fait encore l’objet de débats, de nombreux vétérinaires ont décelé des schémas chez les chiens qui ont été exposés à des explosions, des tirs et autres actes de violences en Irak et en Afghanistan.

L’enjeu est de taille, et pas seulement pour la santé du chien, souligne le docteur Burghardt:

«Si un chien est entraîné pour trouver des explosifs artisanaux et a l’air de bien faire son travail, mais en fait n’y arrive pas, il n’y a pas que le chien qui est en danger. Il s’agit aussi d’un problème pour la santé de l’homme.»

L’intérêt porté à la question par l’armée montre la place prépondérante prise par les chiens militaires, dont la plupart sont des bergers allemands. Ils sont par exemple considérés comme le moyen le plus efficace pour détecter les bombes artisanales composées d’engrais et de produits chimiques, des armes très répandues en Afghanistan.

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