Monde

Syrie: à quoi pense la jeunesse de Homs?

Temps de lecture : 2 min

Des manifestants à Homs en Syrie, le 21 novembre 2011. REUTERS/Handout
Des manifestants à Homs en Syrie, le 21 novembre 2011. REUTERS/Handout

A Homs, ville d'un million d'habitants en Syrie et épicentre de la répression et de la rebéllion syrienne contre le régime autoritaire de Bachar al-Assad, l'avenir est plus que flou pour ceux qui prennent part à la révolution, et ceux qui se résignent à être les spectateurs d'une flambée de violences qui a déjà autant tué de Syriens que de soldats américains engagés en Irak.

Reporter pour Newsweek, James Harkin a pu s'y rendre et raconte sa rencontre avec un jeune Syrien, Mohammed, en transit continu entre Homs et Damas, où il occupe un job à temps partiel, avide de liberté et qui ne comprend pas qu'un étranger –il a pris James Harkin pour un touriste– puisse vouloir aller à Homs.

«Tu peux toujours descendre du bus. Descends maintenant.»

L'incertitude. Mohammed, après s'être étonné de savoir que James Harkin n'avait pas d'épouse ou même de petite amie, lui confie qu'il aura une petite amie dans le futur, quand le pays ira mieux. Quand la Syrie sera libérée de la dynastie des al-Assad, il aimerait aller contempler l'architecture du Qatar, voire y travailler, bien qu'il assure à plusieurs reprises qu'il aime son pays et qu'il est attristé par la situation actuelle. Mohammed l'accompagnera même en taxi jusque dans un hôtel qu'il lui recommandera pour qu'il soit en sécurité.

L'insécurité guette les habitants de Homs, encore plus pour les journalistes étrangers, raconte le photojournaliste français Mani, jamais à court d'astuces pour parvenir à prendre des photographies, grâce à ses contacts avec l'opposition clandestine. Pour autant, cela ne l'a pas empêché d'être la cible de la colère de la foule rassemblée pour l'enterrement d'un jeune homme tué à un barrage par des miliciens. «La suspicion est partout, pas question de circuler sans être accompagné par un insurgé.»

Slate.fr

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