Life

Avant de naître, bébé est déjà sur Google

Slate.fr, mis à jour le 29.11.2011 à 14 h 36

bebé computando2/checoo via flickcclicenceby

bebé computando2/checoo via flickcclicenceby

Rares sont les parents qui souhaitent que leur bébé porte le prénom d’un assassin en série, d’une star du porno ou d’un criminel sexuel. Par chance, il y a désormais Google pour les aider à faire le tri.

64% des parents vérifieraient le prénom de leur futur enfant sur le moteur de recherche avant de le choisir définitivement, selon le New York Times.

Après tout, dans ce nouveau monde numérique en devenir «où les sphères publique et privée s’entremêlent de façon imprévue, ce n’est pas surprenant que les futurs parents s’en remettent à Google pour passer en revue les noms de bébé». Mais la démarche peut prendre des proportions surprenantes. Lorsque, par exemple, certains parents recherchent  un prénom «unique de telle sorte que  celui de leur enfant s’inscrive automatiquement dans les premiers résultats» sur Google.        

Voilà dix-huit ans que les  parents français sont libres de choisir le prénom qui leur passerait par la tête –et par écran interposé. «Alors qu’auparavant il fallait choisir un prénom qui existait», depuis 1993, ils peuvent  «créer des sonorités, bouleverser l’orthographe ».

Graine de curieux décrit «plusieurs tendances: l’apparition de prénoms totalement nouveaux comme Lilou. On voit même des créations qui se répandent, par exemple la variante féminine de Noah (référence au chanteur) qui donne: Noa. Les parents ont même inventé une version féminine de Théo: Théa ou Téa».  Des prénoms qui augmentent les chances de ceux qui les portent de faire la différence sur les moteurs de recherche.  

Malgré cette liberté –ou à cause de celle-ci–, le choix du prénom relève parfois du casse-tête et peut causer bien des disputes.  Exemple, ce couple de Manhattan: elle  est enceinte et le prénom de Chloé lui plaît bien, mais son mari préfèrerait celui de Zoe.  «Pour résoudre leur querelle, ils ont téléchargé sur leur iPhone l’application Kick to Pick. Après avoir tapé les deux prénoms, ils ont posé l’iPhone sur le ventre» de la jeune femme. L’iPhone passait d’un prénom à l’autre, «lorsque le fœtus a donné un coup de pied, l’iPhone s’est arrêté sur un des deux prénoms»: celui de Chloé.

Puis, le couple a googlé le  prénom de Chloé et a découvert que cela signifiait «petites pousses vertes», ce qui leur convenait. Ils ont ensuite «enregistré un nom de domaine d’après le prénom de leur fille avec son nom de famille et l’ont inscrit sur Tumblr, Twitter et Gmail».

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