France

Le Nord, base arrière de DSK

Slate.fr, mis à jour le 28.11.2011 à 15 h 15

Au Brésil en mars 2011. REUTERS/Ueslei Marcelino

Au Brésil en mars 2011. REUTERS/Ueslei Marcelino

Relire les déplacements de Dominique Strauss-Kahn dans le Nord à la lumière de l'affaire dite du Carlton. C'est ce que font deux journalistes du Monde, Emeline Cazi et Ariane Chemin, dans «DSK et sa circonscription secrète».

L'article reprend ses déplacements militants lors de la primaire socialiste de 2006 l'opposant à Ségolène Royal et Laurent Fabius. Aujourd'hui, il semblerait que ces déplacements dans différentes communes du Nord-Pas-de-Calais étaient également l'occasion de renforcer des liens, sous couvert de rencontres avec les sections socialistes du Nord et autres personnalités, avec un groupe de personnes qui aurait plusieurs points communs, liste le Monde: un goût pour le libertinage, une sensibilité social-démocrate, un respect du secret et un pacte franc-maçon. Lille présente également l'avantage d'être un carrefour ferroviaire et à proximité de la Belgique et de ses maisons closes.

Parmi ces attaches, figurent quelques personnes actuellement mises en examen, notamment pour proxénétisme aggravé ou association de malfaiteurs comme l'entrepreneur lensois Fabrice Paszkowski, avec lequel Dominique Strauss-Kahn échangeait quelques textos au sujet de parties fines, ou David Roquet, directeur d'une filiale du groupe de BTP Eiffage. Un entourage venant du Nord, «un réseau de comparses liés entre eux par un grand appétit de pouvoir et qui, pour avancer, ont bâti des digues autour d'eux», raconte le responsable de la fédération PS du Pas-de-Calais, Serge Jacquin, aux journalistes Emeline Cazi et Ariane Chemin.

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