France

Une femme sur dix subira des violences dans sa vie

Temps de lecture : 2 min

L'affiche qui a gagné le prix du public au concours d'affiches des Nations Unies
L'affiche qui a gagné le prix du public au concours d'affiches des Nations Unies

Une femme meurt tous les deux jours et demi de violences intraconjugales (et un homme tous les 13 jours) en France. A l'occasion de la journée mondiale des violences faites aux femmes de ce 25 novembre, quelques éléments pour faire le point sur ce sujet.

1. Le chiffre

Une femme sur 10 sera victime de violences sexistes –violence conjugale, viol conjugal ou pas, agression sexuelle– au cours de sa vie (soit 3 millions de femmes victimes chaque année), rappelé par la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot dans son discours du jeudi 24 novembre, veille de la journée consacrée à ces violences.

Cette année, le gouvernement a décidé de centrer sa campagne sur la parole, pour que plus de femmes dénoncent ce dont elles sont victimes.

La campagne insiste donc sur le 39 19, le numéro destiné aux femmes victimes de violence et à leur entourage: il est gratuit, anonyme et il n'apparaît pas dans les factures de téléphone, rappelle la ministre dans une interview à 20minutes.fr.

Roselyne Bachelot assure que son plan interministériel 2011-2013 prévoit de nombreuses améliorations dans la prise en charge de cette problématique: des référents violence dans chaque département pour accueillir les femmes dans les commissariats, des policiers et magistrats mieux formés sur ce sujet, une augmentation des financements pour créer des places d'accueils en centres, etc.

En juillet dernier, Thomas Legrand rappelait cependant sur Slate.fr que la loi contre les violences faites aux femmes de 2010 n'avait pour l'instant qu'un triste bilan, étant très mal appliquée faute de moyens.

2. L'édito

Dans une tribune au Monde, la fondatrice de l'association Osez le féminisme, Caroline de Haas, répète que les violences sexistes concernent tout le monde, qu'elles sont le fait d'hommes qu'on qualifierait de banals, «des patrons comme des employés. Des riches comme des précaires. Des Français comme des étrangers. Des noirs comme des blancs».

Et que leurs victimes sont pour une grande majorité des femmes qu'on qualifierait également de banales, «des cheffes d'entreprise, des mères de famille, des étudiantes, des employées ou des cadres sup. Des femmes discrètes comme des grandes gueules. Des jeunes comme des personnes âgées. Des minces comme des rondes. Des hétérosexuelles comme des lesbiennes».

3. L'affiche

L'affiche danoise qui a remporté le concours de création d'affiches lancé par les Nations unies pour cette journée mondiale illustre une autre facette du problème:

La violence n'est pas toujours visible.

Elle a trois côtes cassées, deux dents déchaussées, 5 brûlures de cigarettes sur sa jambe... Ça ne se voit pas toujours.

Slate.fr

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