France

Ce que les grands patrons proposent pour améliorer la compétitivité économique française

Slate.fr, mis à jour le 15.11.2011 à 17 h 06

Tours Areva et Total de la Défense  / Samebulle via Wikimedia Commons

Tours Areva et Total de la Défense / Samebulle via Wikimedia Commons

L’Afep (Association française des entreprises privées), fondée en 1982 par Ambroise Roux et Dominique Strauss-Kahn, a publié, mardi 14 novembre, une série de propositions pour améliorer la compétitivité de l’économie française. A six mois de l'élection présidentielle, l’association qui regroupe plus d’une centaine de grands patrons a présenté une note d’une vingtaine de pages dans le but de «per­mettre aux entreprises françaises d'être plus fortes dans la compétition internationale». Ce «nouveau pacte économique et social» va être envoyé à chaque candidat, précise Le Figaro.

Maurice Lévy, président de l’Afep, précise que «si l'on n'est pas assez compétitif face aux marchés occidentaux, il n'y a aucune chance que l'on rééquilibre notre balance commerciale et que l'on se remette à créer durablement des emplois». Il prend toutefois le soin d’ajouter que «l'objectif n'est pas de maximiser les profits par des solutions ultra­libérales, mais de s'adapter pour redonner à la France la force qu'elle a eue par le passé».

Le «pacte» de l’Afep s’appuie sur trois piliers: «l'assainissement des finances publiques par la baisse des dépenses, la réduction du coût du travail via la création d'une TVA sociale et la suppression des 35 heures».

Premièrement, la maîtrise des dépenses. Le document explique qu’il est nécessaire d’adopter une «une règle d'or» qui établirait que  «toute augmentation d'un euro des prélèvements obligatoires doit être accompagnée d'un euro de diminution des dépenses». Le président de l’Afep explique que «nous sommes bien conscients de la difficulté de prendre des décisions impopulaires; mais les Français –au vu de ce qui s'est passé en Irlande, au Portugal ou en Grèce– se rendent désormais compte que les États ne sont pas immunisés».

Deuxièmement, le coût du travail. L’Afep s’engage sur la voie d’une TVA sociale, souligne Les Echos. Le rapport note que le financement du modèle français repose «beaucoup trop» sur des prélèvements portant sur le travail, et préconise de transférer une partie de ces charges sur la TVA, prenant exemple sur le modèle allemand. «Un passage de la TVA à 21% dégagerait une recette supplémentaire de 13 milliards qui permettrait d'alléger d'autant la part des cotisations sociales», relève l’association.

Troisièmement, la suppresion des 35 heures. L’Afep s’attaque au temps de travail en estimant que les 35 heures sont un «handicap» pour les entreprises. Afin d’envisager leur suppression, l'Afep juge «opportun» d'engager une négociation entre les partenaires sociaux et avec les pouvoirs publics.

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