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La marée noire du golfe du Mexique n'est pas finie

Temps de lecture : 2 min

La marée noire du golfe du Mexique, en mai 2010. REUTERS/Sean Gardner.
La marée noire du golfe du Mexique, en mai 2010. REUTERS/Sean Gardner.

La marée noire provoquée par l’explosion de la plate-forme pétrolière du groupe BP Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, en avril 2010, est «loin d’être finie», selon les conclusions d’un documentaire, The Big Fix, qui a commencé à être diffusé aux Etats-Unis début novembre et dont se fait l’écho le magazine Forbes.

«Le pétrole semble toujours échapper. Le Corexit 9527, un dispersant chimique mortel, est toujours injecté et les humains le long de la côte, ainsi que les populations de poissons et de crevettes, paraissent malades», a déclaré lors d’une conférence de presse Josh Harrell Tickell, l’un des réalisateurs de ce film produit par l’acteur Tim Robbins. «L’impact [de la marée noire] est déjà très négatif, mais ce qui est encore plus effrayant c’est que le pétrole est encore en train de s’écouler et de faire des bulles à la surface», a renchéri Stuart Smith, un avocat qui représente des ménages et entreprises affectés par la catastrophe.

La coréalisatrice Rebecca Harrell Tickell a elle-même été affectée par son travail sur la marée noire et détaille ses symptômes: décollements de peau sur les pieds là où elle avait marché en sandales sur la plage, cloques sur la poitrine, infections respiratoires, sang dans l’urine…

Les premières critiques du film sont plutôt positives. Le Los Angeles Times qualifie The Big Fix de «cinglant» et estime que, au-delà de la marée noire en elle-même, «il peint le portrait d’un système politique si corrompu par l’industrie pétrolifère et gazière qu’il fait de la Louisiane moins un Etat qu’une "colonie pétrolifère"», tandis que le LA Weekly estime son visionnage «indispensable».

Slate.fr

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