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VIDÉO: «Oops», Rick Perry a un trou en plein débat républicain

Slate.fr, mis à jour le 10.11.2011 à 16 h 19

Rick Perry. REUTERS/Mark Blinch

Rick Perry. REUTERS/Mark Blinch

S'il a eu un trou de mémoire au cours du débat entre les candidats de la primaire républicaine, le gouverneur du Texas, Rick Perry, ne risque pas d'oublier la gêne qui en a suivi et qui, pour certains analystes politiques comme David Weigel de Slate.com, éloigne de la Maison Blanche celui qui a perdu son statut de favori à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine au profit d'Herman Cain et de Mitt Romney, résume Politico.

Sur le thème de l'économie, domaine dans lequel les républicains rejettent avec véhémence les mesures d'Obama, ce débat a pris une allure tragicomique durant quelques secondes quand Rick Perry s'est proposé de supprimer, s'il est élu, trois agences gouvernementales:

«Le département du commerce, celui de l'éducation et heu... quel est le troisième déjà?»

Son concurrent, Ron Paul, lui suggère l'«EPA» qui est l'agence chargée de la protection de l'environnement, ce qu'il répète sans grande conviction, d'autant plus qu'un journaliste de la chaîne télévisée CNBC réagit et lui demande si «sérieusement, c'est de l'EPA que vous parlez?».

Rick Perry infirme son propos et regarde ses fiches posées sur le pupitre. «Education... commerce», répète-t-il sans pouvoir retrouver le nom de la troisième agence gouvernementale qui sera supprimée.

«Oops!»

Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard en répondant à une autre question qu'il se souviendra qu'il s'agissait de l'énergie.

Du côté du camp Perry, on tente de minimiser ce trou de mémoire. «Chacun dans le milieu de la télévision ou dans l'audience a déjà éprouvé ce moment où un mot vous reste sur le bout de la langue», a expliqué son porte-parole, Ray Sullivan. Lors de la conférence de presse qui a suivi le débat, Rick Perry s'est également défendu:

«Je vais vous dire quelque chose. J'ai déjà nommé deux agences de plus que le gouvernement actuel a parlé de supprimer. J'ai peut-être oublié l'énergie, mais je n'ai pas oublié mes principes conservateurs.»

Actuellement, aucun candidat à la primaire républicaine ne s'est véritablement détaché de ses adversaires, et chaque couverture médiatique intensive d'un des candidats lui permet d'être mis en valeur. Il en est ainsi d'Herman Cain qui talonne l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, en dépit des accusations d'harcèlement sexuel portées par quatre femmes contre lui alors qu'il dirigeait la chaîne Godfather's Pizza.

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