France

Les SMS douteux de DSK dans l'affaire du Carlton de Lille

Slate.fr, mis à jour le 10.11.2011 à 11 h 21

Dominique Strauss-Kahn. REUTERS/Zohra Bensemra

Dominique Strauss-Kahn. REUTERS/Zohra Bensemra

Des SMS de Dominique Strauss-Kahn qui auraient été envoyés à l'entrepreneur lensois Fabrice Paszkowski, mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs, escroquerie et abus de bien sociaux», constituent une nouvelle pièce du dossier de l'affaire du Carlton de Lille, dans laquelle 8 personnes ont déjà été mises en examen.

Les SMS en question font référence à l'organisation de soirées en juin et juillet 2009: «J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne (Autriche) le jeudi 14 mai. Ça te dit de venir avec une demoiselle?» ou «Veux tu (peux tu) venir découvrir une magnifique boite coquine à Madrid avec moi (et du matériel)?», révèle Libération.

Ces textos nous apprennent également que la dernière soirée coquine de DSK, organisée par l'entrepreneur du Pas-de-Calais, était le 13 mai, soit la veille de son arrestation au Sofitel, accusé par la femme de chambre Nafissatou Diallo d'agression sexuelle, précise le Point. «Tu viens accompagné à Washington», lui aurait demandé DSK, avant d'envoyer un second texto:

«Je la connais?»

Deux téléphones de Fabrice Paszkowski ont été saisis par les policiers: le premier est celui avec lequel il correspondait avec DSK, le second est un téléphone que Dominique Strauss-Kahn aurait récupéré après que Fabrice Paszkowski l'avait oublié par mégarde en février 2011 à l'hôtel Murano, à Paris, après une partie fine tarifée et l'aurait emporté à Washington avec lui avant de le remettre à l'entrepreneur lensois le 13 mai.

Seuls les propos de DSK ont été retrouvés par les enquêteurs, les réponses de Fabrice Pazskowski ayant été supprimées par ce dernier, en réinitialisant sa puce téléphonique, quand il a pris connaissance de l'arrestation de l'ancien directeur du FMI à la mi-mai. Grâce à une réquisition judiciaire, les policiers espèrent avoir accès aux données informatiques conservées par l'opérateur de téléphonie.

Dans cette affaire, le nom de DSK avait été cité à plusieurs reprises, conduisant l'intéressé à demander à être rapidement entendu par les juges, dénonçant des «insinuations et extrapolations hasardeuses».

Libération pointe également des textos de mise en relation de l'entrepreneur lensois avec des proches de Dominique Strauss-Kahn comme Pierre Moscovici, Jean-Marie Le Guen ou Christophe Borgel. «Parfait pour Mosco. Je te dirai lundi», lui a écrit DSK, par exemple. On ignore toutefois la raison de ces textos. 

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte