France

Des utopies pour la France de 2112

Slate.fr, mis à jour le 09.11.2011 à 12 h 46

illustration du dossier de La Vie des idées.

illustration du dossier de La Vie des idées.

Une France où, dans cent ans, les écarts de revenus seraient plafonnés, les prisons dépeuplées, le mariage aboli… C’est le portrait que dresse la revue en ligne La Vie des idées, émanation du think tank de Pierre Rosanvallon La République des idées, qui «a demandé à des chercheurs d’imaginer le monde d’après-demain, en mêlant librement diagnostics, désarrois, solutions, espérances, toute la palette de l’inventivité et de l’optimisme, tout le registre des possibles».

Six textes sont au programme, sous forme de «récits rétrospectifs, écrits en 2112», et cinq ont déjà été publiés —le sixième, signé de l’ingénieur agronome Matthieu Calame, doit être publié vendredi 11 novembre.

L’économiste Jean Gadrey, membre d’Attac et signataire du manifeste des économistes atterrés, imagine ainsi que «la grande crise de 2008-2015» a conduit à «l’idée d’un plafonnement des écarts» de revenus.

Jean Bérard, spécialiste des questions pénales, imagine lui, sur le mode d’un dialogue entre deux responsables de prison, une décroissance carcérale décidée dans les années 2080 sur le modèle des Pays-Bas des années 1970.

Le sociologue François de Singly fait lui comme si le mariage avait été aboli en 2048 par l’Assemblée nationale, au motif qu’il établissait «une division du travail néfaste à l’égalité des conjoints». Une mesure assortie de l’invention d’un «habitat combinant lieux personnels et lieux collectifs» et d’un «nouveau régime de filiation» fondé entre autres sur «une sorte d’"adoption" généralisée».

Le politiste Yves Sintomer imagine que François Hollande et Martine Aubry, arrivés à l’Elysée et à Matignon à l’été 2012, lancèrent une révision constitutionnelle «radicale»: interdiction du cumul des mandats, généralisation de la proportionnelle, création d’une troisième chambre tirée au sort et sélection des candidats aux élections également par tirage au sort dans des listes présentées par les partis…

Le spécialiste des transports Michel Parent invente un personnage qui, pour se déplacer dans Paris, inaugure une «voie à grande vitesse (VGV)» survolant la ville à une vitesse comprise entre 100 et 200 km/h. Un symbole des «transports modernes» adoptés par la capitale, avec alternance entre VGV et «modes doux de surface» (marche, vélo, petits véhicules électriques).

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