Economie

Bill Clinton a la solution pour sortir l'Amérique de la crise

Slate.fr, mis à jour le 09.11.2011 à 13 h 06

Bill Clinton et Barack Obama. REUTERS/Lucas Jackson

Bill Clinton et Barack Obama. REUTERS/Lucas Jackson

«It's the economy, stupid.» Après avoir fait de l'économie le principal axe de sa campagne présidentielle victorieuse de 1992, l'ancien président démocrate Bill Clinton estime que les enjeux économiques feront la différence en 2012 et revient sur le devant de la scène avec un livre intitulé, Back to Work: Why We Need Smart Government for a Strong Economy, raconte AP.

Dans ce livre, il adresse ses prescriptions à l'égard d'une Amérique frappée par une crise de la dette et dont le mouvement Occupy Wall Street cristallise les craintes et les attentes d'un pays au taux de chômage supérieur à 9%.

Même s'il fait l'éloge du plan de relance de 787 milliards de dollars du gouvernement Obama, Clinton estime que son successeur a parfois manqué de communication efficace sur sa stratégie, notamment sa hargne contre-productive contre Wall Street.

Il prend pour exemple la lutte intestine entre démocrates et républicains en août quand il était question d'augmenter le plafond de la dette qui a donné une image «faible et confuse» des Etats-Unis à l'international. Il ne comprend pas pourquoi Obama ne l'a pas relevé avant quand les démocrates contrôlaient alors le Sénat et la Chambre des représentants, à présent dominée par les républicains depuis les élections de mi-mandat à l'automne 2010.

Clinton, donneur de leçons? La critique du New York Times estime que le livre révèle les différence entre les deux hommes: «M. Obama une discipline qui pourrait faire rêver M. Clinton; M. Clinton excelle là où M. Obama a du mal (la narration et l'explication de faits économiques et capter le vote des indépendants blancs).»

Par ailleurs, Bill Clinton, sur le plateau de l'émission Morning Joe de MSNBC, s'est prononcé en faveur de la possibilité pour des prochains présidents de concourir pour un troisième mandat, alors que le 22e amendement de la Constitution américaine n'autorise pas la réeligibilité d'un président au-delà de deux mandats successifs (ce qui avait donc empêché Clinton de postuler pour un troisième mandat). 

Si la menace républicaine –des «fanatiques anti-gouvernement»– est soulignée dans son livre, Bill Clinton a néamoins loué, dans un entretien à USA Today, le Dream Act de Rick Perry, gouverneur du Texas, et actuel candidat à la primaire républicaine, qui consiste en l'attribution de bourses universitaires pour les étudiants sans papiers qui peuvent attester de 3 ans passés sur le territoire américain, période au cours de laquelle ils auront réussi leur examen de fin de lycée.

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