Monde

La triple vie de l'espion Poutine

Slate.fr, mis à jour le 04.11.2011 à 17 h 30

Presidential Press and Information Office / via Wikimedia Commons

Presidential Press and Information Office / via Wikimedia Commons

Dans les années 1980, Vladimir Poutine ne menait pas seulement une double vie professionnelle en tant qu’agent du KGB en Allemagne. L’espion russe multipliait aussi les relations extraconjugales. Son épouse, Lyudmila, souffrait des frasques amoureuses de son mari. A tel point qu’elle confia ses peines à une interprète du KGB, elle-même espionne pour les services secrets ouest-allemands. C’est ce que rapporte le Figaro suite aux révélations d’Erich Schmidt-Eenboom, éminent auteur d’articles et de livres sur les services secrets allemands.

A l’époque, Vladimir Poutine officiait comme directeur de la «Maison de l’amitié germano-soviétique» de Dresde. Si cette couverture ne lui permit pas de passer inaperçu aux yeux du BND–le contre-espionnage allemand-, elle fut un prétexte aux escapades adultérines.

Si «le pouvoir est un aphrodisiaque suprême» (H. Kissinger), Poutine semble en avoir fait un usage immodéré. Au grand dam de son épouse qui, dans des moments de solitude, se livra à cette espionne, une Russe aux origines allemandes née dans les pays baltes. Cette  femme, appelée communément «Lenchen», ou encore «Balcon» en raison de sa poitrine plantureuse n’a pas eu à se faire prier pour recueillir les tourments amoureux du couple Poutine.

«Contrairement à l'image d'un mariage idéal qu'elle présentera plus tard, Lyudmila se plaignait alors auprès de sa confidente de violences domestiques et de nombre d'infidélités» de son époux, comme le relève Erich Schmidt-Eenbomm. Il affirme également que «ces dossiers du BND ont été partagés avec les alliés de l'Otan». Le Figaro ajoute que «depuis des années, de nombreuses rumeurs courent à Moscou sur les tensions entre Lyudmila et Vladimir».

A quelques mois de l’élection présidentielle russe, en mars prochain, qui devrait porter Vladimir Poutine à la tête du Kremlin pour la troisième fois, l’actuel Premier ministre n’a pas souhaité faire de commentaire.

Déjà, en juin dernier, lorsqu’il avait été interrogé sur sa vie privée, Poutine avait dénoncé  ceux qui, avec leurs «fantasmes érotiques», viennent «mettre leur nez morveux dans la vie de quelqu’un», rapporte Reuters. En Russie, où la presse est muselée —contrôle de Poutine oblige — la vie familiale des membres du Kremlin n’a pas sa place dans les colonnes des journaux nationaux. Et l’on doit ces révélations, soit à la presse étrangère soit à la blogosphère russe qui tente de percer, comme en témoigne le magazine en ligne Cafébabel à propos du développement de l'opinion anti-Poutine sur Twitter.

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