Life

Un divorcé américain poursuit le photographe de son mariage

Slate.fr, mis à jour le 04.11.2011 à 11 h 29

La bague de la mariée Lee Haywood via Flickr CC License by

La bague de la mariée Lee Haywood via Flickr CC License by

Le système judiciaire américain nous réserve toujours des histoires surprenantes. Comme celle que relate le New York Times jeudi 3 novembre. Todd J. Remis, un divorcé de Manhattan, poursuit le studio de photographie dont il avait employé trois salariés pour son mariage en 2003. Motif: certains moments du «plus beau jour de sa vie» comme le lancer du bouquet de la mariée ou leur dernière danse n'avaient pas été bien ou assez photographiés.

Pour cette raison, il demande que le studio H & H Photographers paie pour organiser un second mariage au cours duquel il s'unirait — pour de faux —  à son ex-femme qui vit actuellement en Lettonie de manière à ce qu'ils soient correctement photographiés.

Curt Fried, co-fondateur du studio de photographie, considère le cas comme un abus du système légal américain: «il (Todd J. Remis, ndlr) veut que sa femme revienne et il ne sait même pas où elle habite maintenant». Par ailleurs, il affirme avoir déjà dépensé près de 50.000 dollars en frais de justice pour contrer la plainte de Todd J. Remis, qui demande à peu près la même somme pour dommage et intérêts.

Pour autant, Doris Ling-Cohan, juge à la Cour Suprême de l'Etat de New York, estime qu'il pourrait avoir eu une mauvaise exécution du contrat. «C'est un cas dans lequel il apparaît que les "souvenirs embrumés" et les "photographies éparpillées de sourires qu'on a laissé à l'arrière avec le divorce" soient plus importants que tout», a-t-elle affirmé. «Bien que le mariage n'ait pas duré, la fureur du plaignant à propos de la qualité des photographies et de la vidéo persiste.»

La réputation procédurière des Etats-Unis et ces affaires judiciaires parfois abusives font régulièrement la une des quotidiens locaux. Une des derniers en date, que Slate.fr avait relatée, se déroulait dans l'Illinois. Un non-lieu avait été prononcé après que deux enfants avaient accusé leur mère de «mauvais soins maternels» car lorsqu'ils étaient plus jeunes: leur mère avait obligé le jeune fils à attacher sa ceinture en voiture et avait enjoint son adolescente de rentrer d'une fête avant minuit. Représentés par trois avocats, dont leur père qui a divorcé de leur mère, ils réclamaient près de 50.000 dollars pour «détresse émotionnelle».

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