France

Le rôle difficile des brigades anti-criminalité

Temps de lecture : 2 min

Police / antwerpenR via FlickrCC License by
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Les brigades anti-criminalité (BAC) font en fait tout à fait autre chose que ce pour quoi elles ont été créées, et ont des pratiques discriminantes auprès des jeunes des cités, explique Didier Fassin, dans une interview à Télérama. Cet anthropologue et sociologue a passé quinze mois auprès d'une brigade de cette «police des cités» en banlieue parisienne et en a écrit un livre: La Force de l’ordre.

Les BAC sont au départ des «gardiens de la paix». Concrètement, leur rôle consiste à venir en aide aux habitants qui appellent ou en prenant l'initiative du contact avec la population. Mais en réalité, ils ne reçoivent pas plus de «deux, trois appels seulement par nuit». Ces derniers en sont réduits, finalement, à contrôler des «sans-papiers» et arrêter des «shiteux» selon Fassin.

L’auteur explique comme les policiers se plaignent du rôle qu’on leur fait jouer et ont conscience, non seulement de ne pas répondre à la demande de sécurité de la population, mais de servir en plus avant tout la communication du pouvoir en «faisant du chiffre». Car aujourd’hui, selon qu'on veut inquiéter ou rassurer la population, les statistiques occupent une place prépondérante et sont sujettes à des manipulations, selon Fassin.

NDLE: la première photo qui illustrait cet article était une photo de gendarme et non de policier. Toutes nos excuses.

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