Monde

Obama s'inspire de la réélection de Bush en 2004

Temps de lecture : 2 min

George W. Bush, Jim Young / Reuters
George W. Bush, Jim Young / Reuters

Une économie américaine en mauvais état, un pays engagé dans des conflits militaires de moins en moins populaires au Moyen-Orient et un président dont la cote d’amour est au plus bas. Non, il ne s’agit pas du président Barack Obama, mais du président George W. Bush. Ou plutôt, il s’agit des deux, et c’est même la raison pour laquelle l’équipe en charge de la réélection de l’actuel président des Etats-Unis s’intéresse de très près au succès de son prédécesseur en 2004, rapporte le New York Times.

Cette année-là, Bush avait battu le sénateur démocrate John Kerry malgré une cote de popularité en berne, des guerres critiquées en Afghanistan et en Irak et d’autres décisions politiques polarisantes. Si la cote de popularité de l’actuel président est légèrement inférieure à celle de Bush en 2004, le parallèle n’en reste pas moins pertinent. Le New York Times écrit:

«Les parallèles sont suffisants pour qu’Obama et son équipe aient étudié, et répliqué de manière saisissante la feuille de route de la réélection de Bush.

Ils construisent déjà un discours autour des décisions politiques courageuses d’Obama pour faire ce qu’il fallait pour l’économie, même quand ces décisions étaient impopulaires. Ce thème rappelle l’argument de Bush en 2004, qui affirmait avoir fait ce qu’il fallait pour maintenir la sécurité du pays, et que même si vous étiez en désaccord avec lui, vous saviez au moins quel était son positionnement.

Pour ce qui est de définir l’adversaire, les soutiens d’Obama travaillent déjà à marteler l’idée selon laquelle Romney change d’avis comme de chemise, un homme sans convictions qui dit et fait ce qui est nécessaire pour l’avancement de son intérêt politique.»

Ce discours doit rappeler des souvenirs à John Kerry. Une stratégie également adoptée par le président français sortant Nicolas Sarkozy, qui se pose en champion des décisions difficiles pour sa campagne de réélection.

En 2004, les arguments de Bush étaient principalement basés sur la sécurité nationale, et cela a marché. Malgré de nombreux succès sur la scène internationale (la mort de Ben Laden, la victoire apparente en Libye, l’annonce que toutes les troupes américaines seraient de retour d’Irak avant la fin de l’année), le président Obama n’en tirera pas forcément profit, selon Associated Press, car la situation du pays a éclipsé ce qui se passe dans le monde.

Incapable d’attirer des votes grâce aux affaires étrangères, l’équipe de président cherche encore le message qui parlera aux Américains.

Slate.fr

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