France

Toujours pas de lien entre portables et cancer, pour l'instant

Slate.fr, mis à jour le 22.10.2011 à 14 h 10

C'est la conclusion d'une étude danoise sur 350.000 personnes.

- Téléphones mobiles récupérés pour être recyclés en Californie REUTERS/Mike Bla

- Téléphones mobiles récupérés pour être recyclés en Californie REUTERS/Mike Blake -

En dépit des craintes qui font le lien entre cancer et téléphones portables, une nouvelle étude portant sur un grand nombre de personnes, estime que votre mobile ne finira pas par vous tuer. 

Ces chercheurs danois ont rassemblé plus de 358.000 personnes pour ce qui est la plus grande étude jamais réalisée sur ce point et découvert qu’il n’existait aucune différence entre ceux qui avaient utilisé un téléphone pendant dix ans et ceux qui n’en possédait pas. L’enquête a également écarté un risque accru pour les utilisateurs de téléphone cellulaire de déclarer des tumeurs cérébrales à proximité des zones où ils détiennent généralement un téléphone.

Toutefois, les responsables de l’enquête publiée vendredi en ligne par le British Medical Journal rappellent qu’il ne faut pas conclure définitivement que ce lien entre téléphone mobile et cancer n’existe pas. Actuellement, les téléphones portables font partie d’une liste de possibles «produits» cancérogènes et l’étude danoise vient s’ajouter à autre liste pleine d’études aux résultats relativement mitigés sur le sujet. 

La plupart d’entre elles n’établissent aucun lien entre les deux variables, mais en mais dernier, l’OMS a publié un rapport dans lequel elle indiquait que l’utilisation de portable «peut-être cancérogène pour l’homme», ce qui signifie qu’«il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer» le président du groupe de travail de 31 experts de 14 pays.

Les chercheurs danois font également preuve de prudence parce que les tumeurs cérébrales peuvent prendre plus que dix ans à se développer et qu’il faut continuer à examiner des preuves sur le long terme avant d’être totalement certain de la non existence d’un lien.

L’étude a toutefois rendu certains observateurs optimistes, estimant que les utilisateurs des 5 milliards de mobiles qui existent dans le monde ne devaient pas changer leurs habitudes avec leurs portables. «Il y a des choses bien plus inquiétantes dans le monde que les téléphones portables», a indiqué Hazel Nunn, responsable du centre de recherche et d’information sur le cancer au Royaume-Uni.

Rien n’indique que les téléphones portables soient cancérogènes, à la différence d’autres substances comme le tabac. Les inquiétudes liées à l’utilisation des mobiles viennent des ondes utilisées par les portables qui, à très haute dose, peuvent faire augmenter la température des tissus humains. Mais là encore, rien n’a établi, pour l’instant, que ce processus endommageait les cellules.

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