Culture

VIDÉOS Peur de présenter votre doctorat? Dansez-le alors!

Slate.fr, mis à jour le 21.10.2011 à 17 h 55

Fête de la danse à Orange, juin 2009. jean-louis zimmermann via Flickr CC License by

Fête de la danse à Orange, juin 2009. jean-louis zimmermann via Flickr CC License by

Présenter sa thèse de doctorat en dansant, ça vous paraît complètement loufoque et improbable? Pourtant c’est bien ce que le concours «Dance your PH.D» propose à des scientifiques et chercheurs de toutes les spécialités, explique le National Public Radio, de la physique à la biologie moléculaire en passant par les sciences sociales. Gagner ce jeu, qui récompense la danse la plus représentative d’une thèse scientifique, c’est un peu comme être à la fois une pointure en science, un excellent chorégraphe et un talentueux danseur.

Les règles du jeu sont simples, explique le magazine Science: chaque danse doit être basée sur le sujet d’une thèse scientifique, et le doctorant doit obligatoirement participer à la danse. Pour la National Public Radio, obliger le doctorant à faire partie de la chorégraphie est un bon moyen d’éviter que le concours ne se transforme en une compétition marketing de danseurs professionnels.

Cette année, et c’est un record selon Science, 55 danses ont été proposées, sur des sujets allant de la psychologie à l’astrophysique. Une première sélection a eu lieu au milieu du mois d’octobre, et 16 chorégraphies ont été gardées. Pour la finale, les candidats ont été notés par un jury composé de scientifiques d’Harvard, du MIT, et de l’université de Boston, mais aussi de chorégraphes professionnels de la troupe Pilobolus et des danseurs de Shadowland.

Voici déjà deux vidéos de finalistes. La première intitulée «Human-Based Percussion and Self-Similarity Detection in Electroacoustic Music», représente un homme qui apprend à danser à un robot, et c’est assez bluffant:

 

Et la deuxième, abordant les  conséquences des régimes de type «occidental» sur l’évolution de nos gènes («The Effect of western style diet consumption on epigenetic patterns»):

 

Mais cette année, le gagnant est Joel Miller, un ingénieur en médecine biologique de l’université de Perth en Australie. Sa prestation est assez inhabituelle puisqu’il n’a pas à proprement parler filmer sa danse. «Nous n’avions pas de caméra», explique-t-il. Grâce à l’aide d’un de ses amis, il a donc pris plus de 2.000 photos de la danse en action, et l'a reconstituée en convertissant les photos en animation. Cette technique très simple lui a ainsi permis de réaliser certains effets: dans la vidéo, on le voit voler avec une cape, et danser avec une femme, les deux représentant les formes alpha et beta du titanium.

Voici la vidéo de Joel Miller, la danse illustre sa thèse sur les propriétés microstructurelles des composants de titanium («Microstructure-Property relationships in Ti2448 components produced by selective laser melting: A love story»):

 

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