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PS: le coût du programme évalué à 25 à 30 milliards par an

Slate.fr, mis à jour le 28.10.2011 à 15 h 14

un billet de 500 euros. f650biker via Flickr CC License by

un billet de 500 euros. f650biker via Flickr CC License by

L’Institut de l’entreprise, un think tank patronal, publie sur son site Debat & Co une évaluation du coût du projet du PS pour 2012, estimé entre 25 et 30 milliards d’euros. Un travail présenté sous forme d’une synthèse et d’une note détaillée [PDF] et qui sera répété pour l’UMP, le MoDem et le FN.

L’étude affirme que le but n’est pas d’appeler «à voter pour le candidat dont le programme sera le "moins cher"» et rappelle que le coût n’est «que l'un des critères permettant de juger de la pertinence d'une mesure». Elle estime néanmoins que ce genre de chiffrage incite les candidats à la «cohérence»:

«On ne peut pas, simultanément, multiplier les dépenses et s’engager à réduire la dette —sauf à indiquer précisément les économies budgétaires par lesquelles on entend financer lesdites dépenses.»

L’étude distingue les propositions du PS de celles introduites par François Hollande, et chiffre chaque mesure avec une hypothèse basse et une hypothèse haute. Résultat final: un coût estimé entre 25,86 et 29,07 milliards d’euros.

La mesure la plus chère, et de loin, est les 200.000 «contrats de génération», dont le coût annuel est évalué entre 7,61 et 8,34 milliards. Cette mesure consiste pour un entrepreneur à s’engager à garder un senior jusqu’à l’âge de la retraite tout en embauchant un jeune de moins de 25 ans pour le former sur les mêmes compétences; en contrepartie, il est dispensé de cotisations sociales pendant trois ans. L’étude pointe le «risque d’effet d’aubaine» de cette mesure, c’est-à-dire la possibilité qu’elle subventionne aux frais de l’Etat des embauches qui auraient de toute façon été réalisées.

Fondé en 1975 par François Ceyrac, le président du CNPF (ancêtre du Medef), l’Institut de l’entreprise est présidé par Xavier Huillard, le PDG de Vinci, et compte au sein de son conseil d’orientation de nombreux grands patrons comme Henri de Castries (Axa), Henri Proglio (EDF), Michel Pébereau (BNP Paribas) et Gérard Mestrallet (GDF Suez). En 2007, il avait déjà fait parler de lui pendant la campagne en chiffrant les programmes présidentiels: alors que l’UMP comme le PS évaluaient le leur à 35 milliards d’euros (50 milliards moins 15 milliards d’économies et de redéploiement pour PS), il avait évalué leur coût à respectivement 50 et 63 milliards d’euros.

Pour 2012, le PS évalue lui le coût de son projet à 25 milliards d’euros par an. Le 18 octobre, l’UMP a tenu une convention nationale sur le projet socialiste lors de laquelle figurait au mur un chiffrage de son coût: 255,5 milliards d’euros sur cinq ans, soit plus de 50 milliards par an. Un chiffrage très critiqué, Le Monde relevant dans un article une série de «petites erreurs et grosses exagérations».

Retrouvez ceux qui feront 2012 sur Wikipol.

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