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Obama, un désastre pour les libertés publiques

Temps de lecture : 2 min

Barack Obama à chicago, le 3 août 2011. REUTERS/ Jim Young
Barack Obama à chicago, le 3 août 2011. REUTERS/ Jim Young

Le président Obama est non seulement responsable de la diminution des libertés publiques aux Etats-Unis mais aussi de leur disparition dans le débat national, soutient le juriste Jonathan Turley dans Los Angeles Times. En devenant le symbole de la défense des libertés publiques à son arrivée au pouvoir, Barack Obama a fait naître l’espoir et a été indirectement à l’origine de l’effacement de certaines revendications sur la scène politique américaine.

Les militants pour les libertés publiques aux Etats-Unis ont toujours eu une relation compliquée avec le Parti démocrate, qui profite de leur soutien massif à chaque élection simplement parce que ce groupe ne peut pas voter pour les républicains. Alors qu’avec la lutte contre le terrorisme George W. Bush a bafoué les libertés publiques, le candidat Obama en est devenu le champion pendant la campagne présidentielle.

Pourtant, selon le Los Angeles Times, le président Obama a non seulement échoué à annuler certaines mesures de l’administration Bush, mais il en a soutenues certaines. En privé et même dans des déclarations officielles, Obama a par exemple affirmé qu’aucun agent de la CIA ayant pratiqué la torture ne serait poursuivi.

The Atlantic, qui commente l’article du Los Angeles Times, précise que Jonathan Turley a été plusieurs fois au tribunal le conseiller légal de personnes accusées de terrorisme. Il évoque aussi l’impact que cette décision d’Obama sur la torture aura, selon Jonathan Turley, dans certaines parties de l’opinion publique:

«Pour beaucoup de défenseurs des libertés civiles, ce sera impossible de voter pour quelqu’un qui a de manière flagrante ignoré la Convention contre la torture, ou les principes de Nuremberg qui lui sont liés. […] Ce n’est pas seulement un crime, mais un crime de guerre. En bloquant les investigations et les poursuites de ceux qui ont autorisé la torture, Obama a violé le droit international.»

Lors de la campagne présidentielle, il avait promis de fermer la prison de Guantanamo, ce qu’il n’a pas réussi à faire. De plus, de nombreux tribunaux militaires bafouant les libertés fondamentales sont encore en activité, et l’assassinat de citoyens américains vus comme des terroristes a aussi été autorisé.

Mais pour Jonathan Turley, le plus grave c’est que Barack Obama, le nouveau président noir de 2008, incarnant le changement et la victoire des libertés publiques, a en fait paralysé le mouvement qu’il était censé représenter. Quelques temps après son élection, alors qu’il n’avait encore rien accompli, il reçoit le prix Nobel de la Paix, confirmant ainsi aux yeux des démocrates le nouveau rôle qu’il doit jouer pour les Etats-Unis. Et pourtant, il ne remplira jamais ce rôle, déplore Jonathan Turley.

Maintenant, beaucoup de ses anciens partisans admettent en privé qu’ils sont choqués par la position d’Obama sur les libertés publiques. Jonathan Turley explique que malgré ça, une bonne partie d’entre eux sont incapables de s’opposer à lui. Les autres se veulent réalistes, et soutiennent que la situation aurait été pire avec un républicain.

Slate.fr

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