Life

Le père biologique de Steve Jobs parle

Slate.fr, mis à jour le 11.10.2011 à 11 h 01

Steve Jobs présente l'iPad 2, le 2 mars 2011. REUTERS/Beck Diefenbach.

Steve Jobs présente l'iPad 2, le 2 mars 2011. REUTERS/Beck Diefenbach.

Le Wall Street Journal dresse le portrait d’Abdulfattah Jandali, le père biologique de Steve Jobs, et décrit la relation entre cet homme et «ce fils qu’il n’a jamais rencontré», et à qui il envoyait seulement des courts emails auxquels il n’est pas prouvé qu’il ait jamais reçu une réponse.

Jandali, qui occupe aujourd’hui, à 80 ans, le poste de directeur général d’un casino à Reno (Nevada), a longtemps tu à ses amis qu’il était le père biologique de Steve Jobs, information qu’il n’a apprise qu’en 2005. «Il dit qu’il a appris la mort de Steve Jobs mercredi au bureau, quand un inconnu a appelé pour présenter ses condoléances» ajoute le quotidien. Il a vite raccroché le téléphone.» Jandali raconte avoir commencé à envoyer des emails à son fils l’an dernier après avoir appris ses problèmes de santé.

Le Wall Street Journal s’intéresse évidemment aux possibles ressemblances entre le père et le fils: il explique que Jandali se considère comme un early adopter en matière technologique («Il a acheté tous les modèles de l’iPhone à leur sortie ainsi qu’un iPad») et est réputé dans son milieu professionnel pour sa «compréhension des désirs du consommateur» même si lui «préfère rester dans l’ombre».

Né en 1955 à San Francisco, Steve Jobs avait été adopté peu après sa naissance par Paul et Clara Jobs car le père de sa mère biologique, Joanne Schieble, n’approuvait pas sa relation avec Jandali. Après la mort du père, les deux se marieront néanmoins et auront un second enfant, la romancière Mona Simpson. Selon le Wall Street Journal, Jobs avait reconnu «être en relation avec sa mère biologique et sa sœur», mais «n’avait pas publiquement évoqué M. Jandali».

L’histoire d’Abdulfattah Jandali n’a fait l’objet que de peu de mentions dans la presse avant le décès de Steve Jobs. Le New York Times, par exemple, n’avait pas cité son nom avant la nécrologie publiée le 5 octobre. L’homme avait en revanche accordé une longue interview au quotidien arabophone Al-Hayat en février, où il revenait sur l’influence qu’avaient pu avoir ses origines syriennes —il a émigré aux Etats-Unis dans les années 1950— sur son fils:

«Je ne pense pas qu’il accorde beaucoup d’attention à ces histoires de gènes. Les gens savent qu’il a des origines syriennes et que son père est syrien, c’est un fait connu. Mais il ne s’intéresse pas à ces choses. Il a sa personnalité à lui. […] Les génies peuvent faire ce qu’ils veulent.»

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