France

Et s'il n'y avait pas de second tour à la primaire?

Slate.fr, mis à jour le 05.10.2011 à 15 h 56

Un militant vote lors de la primaire socialiste du 16 novembre 2006. REUTERS/Eric Gaillard.

Un militant vote lors de la primaire socialiste du 16 novembre 2006. REUTERS/Eric Gaillard.

Et si le vote de ce dimanche 9 octobre était le seul vote pour la primaire socialiste? Europe 1 affirme que l'idée d'une élection en un seul tour travaille plusieurs candidats socialistes.

D'après la radio, les défenseurs de cette hypothèse estiment que si l'un d'entre eux sort du premier tour avec une large avance, un second tour –avec son coût financier et politique– se justifierait plus difficilement. Quel meilleur moyen d'éviter un déchirement des deux finalistes pendant l'entre-deux tours que de ne pas tenir de second tour?

Le Figaro affirme que l'idée se balade surtout dans l'entourage de François Hollande: s'il frôle les 50%, ses concurrents seraient priés de se retirer, «pour que le rassemblement soit plus simple» d'après un «très proche du député de Corrèze».

Argument de Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère qui a rejoint le camp Hollande:

«Inutile de prendre le risque de tensions qui naîtraient d'un second tour [...]. Au second tour d'une élection, on élimine… Je n'ai pas envie d'éliminer un socialiste.»

Inutile aussi de risquer une très faible participation le dimanche 16, ou un deuxième tour mauvais pour un candidat qui s'est concentré sur le premier, analyse le quotidien.

Il serait évidemment impossible pour Hollande d'imposer un retrait à son concurrent ou sa concurrente. Cette idée pourrait donc bien rester au stade d'espoir: l'entourage de Ségolène Royal, par exemple, refuse formellement le principe («Est-ce qu'on supprimerait le deuxième tour de la présidentielle?», demande Delphine Batho), pareil pour celui de Martine Aubry.

La candidate s'est elle-même prononcée contre, affirmant au micro d'Europe 1:

«Si certains pensent que la démocratie, c'est d’arrêter un si beau mouvement c'est peut-être qu’ils ont peur du second tour. Moi je n’en ai pas peur, j’attends même la confrontation avec Nicolas Sarkozy [...] Si on a peur d’un débat entre les deux tours, il ne faut pas aller contre Nicolas Sarkozy

Et Jean-Christophe Cambadélis –partisan de Martine Aubry– d'ajouter que renoncer au second tour, «c'est affaiblir celui qui est en tête». «On dirait qu'il est mal élu.»

Retrouvez ceux qui feront 2012 sur Wikipol.

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