France

«Roland Barthesse» et Liliane Bettencourt, invités-surprise de Sarkozy

Slate.fr, mis à jour le 01.10.2011 à 10 h 14

Liliane Bettencourt au prix L'Oréal-Unesco, le 3 mars 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau.

Liliane Bettencourt au prix L'Oréal-Unesco, le 3 mars 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau.

Deux journaux livrent un compte-rendu anecdotique mais savoureux de la remise de décorations à des personnalités du monde de la culture et des médias qui a eu lieu, mercredi 28 septembre, à l'Elysée.

L'Elysée côté jardin, le blog du Monde consacré à la présidence, constate ainsi que Nicolas Sarkozy a évoqué, «devant un parterre d’intellectuels français», l'oeuvre du sémiologue Roland Barthes en prononçant son nom «Roland Barthesse», alors qu'il remettait les insignes de commandeur dans l’ordre du mérite à l’intellectuelle Julia Kristeva. D'après l'écrivain Philippe Sollers, époux de Julia Kristeva, ce «Roland "Barthesse" a claqué comme une fausse note à Pleyel».

Arnaud Leparmentier, le journaliste du Monde, se demande «si Nicolas Sarkozy pensait […] à Yann Barthès, le journaliste du Petit journal sur Canal Plus, ou à Fabien Barthez, l’ancien gardien de but de l’équipe de France de football» et estime que «tout cela ne prêterait pas à remarques [s'il] ne se piquait pas de lectures et de culture, depuis qu’il est marié à Carla Bruni».

Le Parisien, de son côté, à relevé la présence à la même cérémonie d'une invitée de marque: l'actionnaire majoritaire de L'Oréal Liliane Bettencourt. Celle-ci a été conviée par la romancière Madeleine Chapsal, une des personnalités décorées, car «chaque récipiendaire d'une décoration a […] droit à un quota d'invités, qu'il remet au service du protocole de l'Elysée».

Le quotidien note que Nicolas Sarkozy se «serait sans doute bien passé» de la présence de Liliane Bettencourt, ses relations avec la milliardaire étant au centre d'une intense polémique depuis les révélations de l'ex-comptable de celle-ci, qui accuse sa campagne présidentielle de 2007 d'avoir bénéficié de largesses financières de sa patronne.

Sans oublier que cette affaire en a entraîné une autre, celle des «fadettes»: le Parisien rappelle que «le patron de la police nationale Frédéric Péchenard et celui de la DCRI (renseignement intérieur) Bernard Squarcini doivent être entendus prochainement dans l'enquête sur l'espionnage des factures téléphoniques d'un journaliste du Monde travaillant sur ce dossier».

 

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