Life

Ig Nobel: on prend de moins bonnes décisions quand on a envie de faire pipi

Slate.fr, mis à jour le 30.09.2011 à 9 h 51

Day 118/ Okko Pyykko via Flickr CC License By

Day 118/ Okko Pyykko via Flickr CC License By

Une nouvelle étude est à classer dans la rubrique «Les scientifiques examinent quand même des choses étranges, parfois»: le neurologue Peter Snyder et ses collègues viennent de gagner un Ig Nobel pour avoir découvert qu'on prend de moins bonnes décisions quand on a trop envie d'uriner...

Chaque année, juste avant l'annonce des lauréats du Nobel, les prix «Ig Nobel» récompensent les meilleures études qui font rire, puis réfléchir. L'étude menée par Peter Snyder en fait donc partie. Elle a révélé que se retenir d'uriner pouvait affecter nos décisions autant que d'être saoul ou ne pas avoir dormi depuis 24 heures:

«Quand les gens atteignent un point où ils ont tellement mal qu'ils ne peuvent plus le supporter, c'était comme s'ils étaient saouls.»

L'équipe de Snyder partage ce prix de médecine avec Mirjam Tuk, une scientifique qui a découvert que les gens davantage capables de maîtriser leur envie d'uriner étaient également meilleurs pour maîtriser leurs impulsions dans d'autre cas: par exemple, ils étaient capables de dire non à une petite récompense immédiate pour à la place recevoir une plus grande récompense plus tard.

L'étude de l'urine dans notre vie quotidienne n'est pas la seule catégorie à avoir mérité un prix Ig Nobel:

En chimie, par exemple, des chercheurs japonais ont découvert la meilleure façon de réveiller une personne sourde au milieu de la nuit en cas d'incendie: lui mettre du wasabi sous le nez! Il agit comme un irritant qui fonctionne même quand quelqu'un dort (et mieux que l'odeur des oeufs pourris).

En psychologie, un chercheur norvégien s'est demandé pourquoi nous soupirions. Son équipe a découvert que l'on pense que quand les autres soupirent, c'est qu'ils sont tristes ou déçus, alors que quand on soupire soi-même on se sent résigné. La réaction du chercheur devant son prix?

«Surprise. Gêne. Amusement. Une vague fierté. Ensuite, bien sûr, j'ai soupiré.»

Et le prix Ig Nobel des mathématiques n'a pas été donné à une mais à sept personnes, qui ont prédit la fin du monde en 1954 (Dorothy Martin), en 1982 (Pat Robertson), en 1990 (Elizabeth Clare Prophet), en 1992 (Lee Jang Rim), en 1997 (Shoko Asahara), 1999 (Credonia Mwerinde) et 1994 et 2011 (Harold Camping). Ils ont tous eu tort, mais auront eu le mérite d'apprendre au reste du monde à faire attention lorsqu'on fait des calculs et des suppositions mathématiques...

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte