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Nous avons épuisé toutes nos ressources naturelles pour l'année

Slate.fr, mis à jour le 27.09.2011 à 9 h 50

La planète Terre, vue par la NASA

La planète Terre, vue par la NASA

Aujourd'hui 27 septembre, nous avons déjà dépensé plus de ressources naturelles que ce dont nous disposions pour l'année. C'est ce qu'affirme l'ONG Global Footprint Network, qui calcule chaque année notre «budget» de ressources naturelles, et le jour où nous le dépassons. Au-delà de ce jour, nous utilisons des ressources que la planète ne peut pas regénérer.

Cette année, nous aurons donc mis neuf mois à consommer les ressources prévues pour douze, puisant dans nos stocks en diminution d'arbres et de poissons, accumulant le CO2 dans l'atmosphère et les océans.

Le Global Footprint Network explique que pendant une grande partie de notre histoire, nous avons utilisé les ressources naturelles à un rythme que la planète pouvait «suivre». Mais depuis les années 1970, nous sommes chaque année en «dépassement écologique».

Le président de l'ONG explique dans un communiqué:

«C'est comme si vous dépensiez votre salaire annuel trois mois avant la fin de l'année, et que vous puisiez dans votre épargne année après année. Assez rapidement, vous n'avez plus d'épargne.»

Le dépassement écologique est déterminé par trois facteurs, résume l'AFP: la quantité de ressources que nous consommons, la population globale, et la quantité de ressources que la nature peut produire.

D'après l'ONG, en 2011 nous aurions au total eu besoin d'entre 1,3 et 1,5 planète pour que les ressources naturelles que nous utilisons se régénèrent.

Et ce n'est pas près de s'arranger si nous ne modifions rien à notre comportement: l'an dernier, le World Wildlife Fund affirmait que nous aurions besoin d'une deuxième planète pour subvenir à nos besoin d'ici à 2030, et de l'équivalent de 2,8 planètes d'ici à 2050.

Les océans s'acidifient, incapables d'absorber les taux de dioxyde rejetés par la planète. WWF, qui a étudié différentes espèces animales, a montré une baisse de 30% de la population entre 1970 et 2007. Les pays riches ont «seulement» connu une perte de biodiversité de 5% entre 1970 et 2007, contre 25% pour les pays moyennement riches, et 58% pour les pays pauvres. Les personnes les plus affectées par la dégradation de leurs ressources naturelles sont donc les populations qui se reposent le plus sur celles-ci, notait alors le Time.

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