Grande-Bretagne: le «cage fighting» entre enfants, une pratique indignante mais pas illégale

Capture d'écran

La Grande-Bretagne est en émoi depuis qu'une vidéo montrant des combats de type «cage fighting» entre enfants a été diffusée sur Internet. On y voit  deux enfants de 8 ans se battent à mains nues, sans gant ou casque de protection, le tout devant une foule d’adultes dans le nord-ouest de l’Angleterre à Preston. Les images ont tous les ingrédients pour nourrir le scandale, explique The Telegraph.

 

La police locale enquête actuellement sur les conditions de sécurité dans lesquelles se sont déroulés ces combats dont les policiers connaissaient l’existence sans savoir que des enfants monteraient sur le ring ce soir-là au Greenland Labour Club. Le cage fighting est connu pour être une combinaison d'arts martiaux, de boxe et de lutte, d'après Sky News.

Est-ce pour autant illégal? Pour les autorités policières de Lancashire, il n’y a pas de «matière à des poursuites». Les politiques se sont indignés de ce show «barbare» comme l'a qualifié le secrétaire à la Culture Jeremy Hunt. «Inciter les jeunes à faire plus de sport est bien, mais je me demande si pour le faire, les enfants doivent être dans une cage». Un élu local,  John Swiddels, «ne pouvant ignorer ou excuser cet événement impliquant des enfants qui se battent dans une cage», a demandé à ce que la licence du club soit modifiée afin d’inclure des conditions plus restrictives –notamment l’âge et la sécurité– pour les participants aux combats. Ces mesures ont été envisagées à la suite des protestations exprimées par les médecins et associations de protection de l’enfance, notamment sur l’autorisation donnée par les parents.

Le père d’un participant, Nick Hartley, ne comprend pas l’indignation de l’opinion. «C’est plus de la lutte que du combat… il n’y a pas de coup de poing ou de coup de pied, c’est un sport contrôlé», a-t-il affirmé au Lancashire Evening Post. «Mon fils Kian aime ça, donc je le laisse faire.»

La propriétaire du Greenlands Labour Club, Michelle Anderson, se défend de toute mauvaise intention. «Est-ce que les gens préféreraient que les enfants soient dans la rue avec des armes et des couteaux?», demande-t-elle. Pour Steve Nightingale, organisateur de ces combats auxquels peuvent participer des enfants dès l’âge de 5 ans, ces compétitions ont un intérêt psychologique. «Le garçon qui pleurait n’avait jamais été battu avant. Quand ils perdent, ils deviennent émotifs », argue-t-il.

Photo: Capture d'écran
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Publié le 23/09/2011
Mis à jour le 23/09/2011 à 11h49