Économie

Teaparty.com, le site à 1 million de dollars

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran du site Teaparty.com
Capture d'écran du site Teaparty.com

«Pas de politique … juste du rock’n’roll»: le groupe de rock Tea Party annonce la couleur à peine arrivé sur son site Internet. Une homonymie qui pourrait rapporter gros au groupe canadien dont la marque de commerce est un rock aux sonorités moyen-orientales puisque, selon Business Week, des supporters du mouvement politique conservateur et hétéroclite des Tea Party aux Etats-Unis pourraient bientôt leur racheter leur nom de domaine, actuellement teaparty.com (celui de la mouvance populiste est teaparty.org), pour la somme d’un million de dollars, selon des experts.

Figurant parmi les premiers résultats de recherche sur Google quand on tape «tea party», le groupe, qui a choisi ce nom au début des années 1990 en référence au nom des réunions des poètes beat durant lesquelles ils consommaient de la drogue et écrivaient de la poésie, ne s'attendait pas à cette popularité soudaine.

«Le mouvement politique a considérablement porté atteinte à notre image donc nous sommes en train de penser à une éventuelle vente», confie le bassiste du groupe, Stuart Chatwood dans une entrevue au magazine américain BusinessWeek.

Pour autant, s'ils confirment avoir reçu plusieurs offres de groupes politiques ou d’investisseurs, ils hésitent à décider qui pourrait devenir le prochain propriétaire de leur nom de domaine car ils souhaitent se distancier des valeurs politiques prônées par le Tea Party. «Nous avons pensé à prêter le nom à Stephen Colbert ou Jon Stewart pour écarter certaines idées du Tea Party» en référence aux deux humoristes et animateurs de talk-shows américains qui ont organisé un rally à l’automne dernier pour «restaurer le bon sens» face aux dérives du Tea Party, de plus en plus influent au sein du parti républicain.

Vendre leur nom de domaine pour près d’un million de dollars ferait rentrer les Tea Party dans l’histoire des noms de domaine qui se sont vendus au prix fort, comme sex.com, vodka.com ou poker.com pour respectivement 13, 3 et 1 millions de dollars. «Les noms de domaine sont l’immobilier de l’Internet», explique l’entrepreneur Marc Ostrofsky à Business Week.

Toutefois, l’auteur de Get Rich Click! met en garde le groupe canadien, séparé en 2005 mais qui se produit sur quelques scènes canadiennes en 2011. S'ils attendent trop, l'intérêt porté à leur nom pourrait baisser. Il cite l’exemple du propriétaire du nom de domaine birdflu.com («grippe aviaire) qui n’a pas vendu au moment opportun et dont la valeur pécuniaire a dégringolé quand l’opinion publique a détourné son attention de cet enjeu de santé publique.

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