France

La curieuse plainte de Tristane Banon contre DSK

Temps de lecture : 2 min

Tristane Banon à Paris le 17 mai 2011. REUTERS
Tristane Banon à Paris le 17 mai 2011. REUTERS

Pourquoi Tristane Banon a-t-elle choisi de déposer une plainte simple auprès du procureur de la République dans l'affaire DSK, plutôt que de se constituer partie civile? Sur son blog, l'avocat Gilles Devers decrypte ce qu'il qualifie de «volonté de faire de la mousse médiatique» de la part de l'avocat de la jeune femme.

Tout indique que la plainte va être classée sans suite par le parquet, explique-t-il, après quoi Maître Koubbi, qui défend Tristane Banon, pourra récupérer le dossier et se constituer partie civile devant le doyen des juges d'instruction. «Mais la victime qui souhaite un vrai travail judiciaire sur des faits qu’elle qualifie de criminels à tout intérêt à confier d’emblée son dossier à un juge, qui dirige l’enquête», assure-t-il.

Dans l'étape «plainte simple», l'avocat n'a aucun rôle et Tristane Banon n'est que témoin, pas plaignante, alors qu'en se portant partie civile, elle fait partie de la procédure: elle a accès au dossier, peut demander au juge l'engagement d'actes judiciaires. Pourquoi ce choix contre-productif, alors? Pour Gilles Devers, en retardant ce moment, Maître Koubi rallonge celui de la «séquence médiatique» pour faire parler du dossier.

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