France

[VIDÉO] DSK: «Une faute morale dont je ne suis pas fier»

Slate.fr, mis à jour le 19.09.2011 à 15 h 11

Dominique Strauss-Kahn s'exprimait ce dimanche 18 septembre pour la première fois depuis l'affaire du Sofitel au JT de TF1. L'ex-directeur du FMI était interviewé par Claire Chazal.

L'intégralité de l'interview est à regarder ci-dessous:

 

 

Les points à retenir:

• Sur ce qui s'est réellement passé dans la suite 2806, DSK n'a pas donné de détails.

«Ce qui s'est passé ne comprend ni violence, ni agression, ni aucun acte délictueux. Ce qui s'est passé est non seulement une relation inappropriée, mais une faute.»

«C'est plus grave qu'une faiblesse, c'est une faute morale dont je ne suis pas fier. Je la regrette tous les jours et je crois que je n'ai pas fini de la regretter»

• L'ex-directeur du FMI s'estime blanchi par la justice américaine:

«Il faut se référer au rapport du procureur, qui m'a fait passer les menottes, qui a enquêté avec des moyens considérables. On a parlé de traces matérielles d'agression: le rapport dit qu'il n'y en a aucune. Ce rapport dit que Diallo a menti sur tout. Elle a menti sur les faits. Elle a présenté tellement de versions différentes que je ne peux plus en croire un mot. Toute cette histoire est un mensonge.»

• Ses rapports avec les femmes:

«Ce qui m'a blessé le plus c'est que toute ma vie a été présentée comme si parce que j'ai eu du pouvoir les relations avec les femmes devaient passer par ce rapport de pouvoir. J'ai du respect pour les femmes, je comprends leurs réactions»

• La primaire socialiste et son «pacte» avec Martine Aubry

«Oui, je voulais être candidat. Je pensais que ma position au FMI me donnait un regard aigu sur la vérité de la situation française sur ses difficultés et aussi ses atouts (...) et que je pouvais être utile, apporter des réponses. Alors, tout ça est derrière moi, je ne suis évidemment pas candidat même si je continue de penser que la victoire de la gauche est nécessaire dans notre pays.»

«Je ne crois pas que ce soit mon rôle de m'immiscer dans la primaire», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne soutiendrait donc pas Martine Aubry, tout en reconnaissant:

«Oui, nous avons en effet un pacte, Martine Aubry est une amie, pendant toute cette période, elle a été très présente et j'ai été sensible à cette présence, mais je ne veux pas m'immiscer dans la primaire.»

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte