Monde

La salle d'opération gynécologique de Kadhafi

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran de la vidéo de BBC News
Capture d'écran de la vidéo de BBC News

Depuis que Mouammar Kadhafi est en fuite, de nombreuses découvertes bizarres ont été faites dans ses différentes résidences et palais. Des objets décadents, bling-bling ou même presque mignons comme cet album de photos de Condoleeza Rice ont été trouvés par les rebelles.

Mais la dernière trouvaille se rapproche plutôt du sinistre: un repaire sous-terrain sous la plus grande université de Tripoli avec un lit, un bain à remous et une salle d’opération équipée de matériel de gynécologie.

Dans une vidéo diffusée par BBC News, le nouveau doyen de l’université guide une équipe de journalistes à travers le bunker, construit juste en dessous d’un amphithéâtre utilisé pour enseigner la révolution libyenne de Kadhafi. Seuls l’ancien leader et ses plus proches collaborateurs avaient accès au repaire.

Le doyen de l’université, Faisal Krekshi, a du mal à cacher son dégoût face au matériel gynécologique:

«Je suis choqué. Je suis vraiment choqué. C’est quelque chose qui confirme nos soupçons, que cet endroit a peut-être été utilisé pour faire des choses illégales… Je ne veux pas parler de viol, mais de comportements sexuels.»

Le site américain Daily Beast écrit:

«Derrière des portes fermées à clé, il y a une chambre avec un lit double douillet, des tapis à fleur et des petites lampes qui diffusent une lumière orange tamisée. Dans une salle de bains adjacente, il y a un bain à remous avec des jets d’eau. Certains membres de la faculté affirment que le dictateur y amenait ses maîtresses, d’autres se demandent s’il y a violé des étudiantes.

Et ce n’est pas fini. Une paire de portes plus loin, il y a une salle d’examen gynécologique entière. «Il y a un lit de gynécologie ici, qu’est-ce que cela fait ici?» demande Krekshi, un docteur en gynécologie qui travaille à l’université depuis 14 ans mais n’avait jamais entendu parler de la salle d’opération. 'Je pense qu’elle est là pour des avortements illégaux.'»

Les combattants rebelles qui ont pris le campus universitaire ont également découvert une prison improvisée et un bureau utilisé par le chef du renseignement de Kadhafi, souligne le Daily Beast. Des documents listaient notamment les noms des membres de l’administration qui étaient susceptibles d’être pris pour cible lors d’une éventuelle purge.

Les nouveaux leaders de l’université ont maintenant la lourde de tâche de reconstruire l’institution au milieu des vestiges de son passé, et de décider quoi faire avec les membres de la faculté qui étaient loyaux à Kadhafi.

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