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Les marques passent à la reconnaissance faciale

Slate.fr, mis à jour le 08.09.2011 à 12 h 28

Une caméra de surveillance à New York,  REUTERS/Joshua Lott

Une caméra de surveillance à New York, REUTERS/Joshua Lott

Les policiers ne sont plus les seuls à utiliser les logiciels de reconnaissance faciale. Autrefois cantonnée aux films de science-fiction et à la lutte anti-criminalité, la technologie est devenue une arme de marketing étudiée de près par les marques et les commerces en tous genres, rapporte le Los Angeles Times.

Le principe est simple: équiper les écrans numériques de publicité d’affichage dynamique que l’on croise de plus en plus souvent dans les stations de métro ou les centres commerciaux de caméras qui scannent votre visage pour vous proposer des messages qui correspondent à votre sexe ou à votre âge.

Une technologie qui est déjà bien réelle au Japon et aux Etats-Unis: l’hôtel de luxe Venetian à Las Vegas utilise des écrans pour faire des suggestions personnalisées de restaurants et de boîtes de nuit aux passants, tandis qu’Adidas a annoncé qu’elle voulait tester le système dès l’année prochaine dans plusieurs magasins. «Si un vendeur est capable d’offrir le bon produit rapidement, les gens ont plus de chances d’acheter quelque chose», explique au LA Times Chris Aubrey, vice-président du marketing chez Adidas.

Au Japon, les banques utilisent la technologie pour reconnaître les clients les plus jeunes, qui ont plus de chances de vouloir ouvrir leur premier compte en banque.

Mais l’utilisation commerciale de la technologie n’échappe pas aux critiques concernant le respect de la vie privée qui ont accompagné sa généralisation dans le domaine de la lutte anti-criminalité, et plus récemment sur les réseaux sociaux. Facebook avait ainsi été vivement critiqué pour avoir déployé son système de reconnaissance faciale «en douce».

Si la reconnaissance faciale commerciale se concentre pour le moment sur l’âge et le sexe des individus, les défenseurs de la vie privée anticipent déjà les dérives possibles d’une généralisation de ce système. Ils s’inquiètent notamment du fait que la technologie pourrait servir à accumuler des données sur les clients sans que ceux-ci donnent leur permission. Des inquiétudes que certaines marques prennent en compte: en mai dernier, le PDG de Google Eric Schmidt avait annoncé que son entreprise avait abandonné un projet qui aurait permis de rechercher sur Internet l’identité d’une personne prise en photo avec un téléphone portable.

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