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Le bureau debout gagne du terrain

Une femme travaillant sur un bureau debout. Clockwork Active Media Systems via Flickr CC License by

Une femme travaillant sur un bureau debout. Clockwork Active Media Systems via Flickr CC License by

Après les open spaces, c’est au tour des «bureaux debout» d’envahir les lieux de travail de la Silicon Valley. Et bon nombre d’employés de Google, Facebook s’y mettent. Ils ne reviendraient en arrière pour rien au monde: «énergiseant, plus confortable», et surtout meilleures pour la santé que de rester assis sur son fauteuil toute la journée. C’est après la publication d'études montrant les effets nocifs de la position assise que bon nombre d’employés du siège de Facebook à Palo Alto en ont fait la demande. Ils seraient 250 sur 2.000 aujourd’hui à avoir pris le tournant, comme l’explique un article du Wall Street Journal publié vendredi.

Selon ces études, rester assis toute la journée augmenterait le risque d’obésité et autres problèmes de santé liés à la baisse d’activité physique. La probabilité que les femmes assises plus de 6 heures dans la journée meurent prématurément serait 37% plus élevé que pour les femmes assises moins de 3 heures, selon une étude de l’American cancer Society publiée en 2010.

Etre assis serait même une activité dangereuse, une «pathologie à part entière», selon le docteur James Levine, chercheur à la Mayo clinic de Rochester, interrogé par le New York Times en avril 2011.  

Il a même mis en place un dispositif pour mesurer le lien entre la position assis debout au travail et la prise de poids. Dispositif selon lequel les calories d’une personne assise seraient trois fois moins brulées que si elle était debout ou en marche. De même, il suffirait d’un jour pour que l’efficacité de l’insuline chute et le risque de contracter le diabète augmente, et avec lui, celui de devenir obèse.

Ce n’est pas tant le fait d’être assis, qu’être en inactivité pendant toute la journée qui serait nocif. L’absence d’exercice physique engendre beaucoup d’effets nuisibles pour le métabolisme explique Marc Hamilton, chercheur spécialisé sur l’inactivité au centre de recherce biomedical de Pennington interrogé dans le même article du New York Times.

Le «bureau debout» n’a pas fini de faire des adeptes. Certains l’ont aussitôt apprivoisé : Greg Hy, 39 ans, dit ne plus avoir le coup de pompe habituel  d’après le déjeuner. Pour d’autres,  les efforts se concentrent davantage sur leur bonne position dorsale que leur travail, comme en témoigne Jones Brown dans le Wall Street Journal.

Plus loin, certains employés de Facebook combineraient même les bureaux debout avec le tapis roulant! Marcher et courir en même temps qu’ils tapent sur leur ordinateur est enfin possible.

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