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Un étudiant américain rejoint les rebelles libyens

Temps de lecture : 2 min

Un combattant rebelle libyen شبكة برق | B.R.Q via Flickr CC License by
Un combattant rebelle libyen شبكة برق | B.R.Q via Flickr CC License by

La Libye a accueilli un jeune adepte américain du tourisme de guerre. L’étudiant de l'université de Californie à Los Angeles, Chris Jeon, vêtu d’un maillot de basket, détonne dans la photographie le montrant accompagné des combattants rebelles sur le point de renverser le régime de Kadhafi. «C’était la fin de mes vacances d’été, alors j’ai pensé que cela serait cool de joindre les rebelles», explique le jeune homme, âgé de 21 ans, au quotidien émirati anglophone The National.

Il y a une quinzaine de jours, la nouvelle recrue des rebelles, ne parlant que quelques mots d’arabe, décide de réserver un billet Los Angeles–Le Caire. Un aller simple seulement: «Au cas où je me fais capturer, je n’ai pas envie de gaspiller 800 dollars», a-t-il expliqué. S’ensuit un road trip en bus jusqu’au fief de l’opposition libyenne, Benghazi. Bien qu’il n’a pu assister à la prise de Tripoli, l’étudiant est motivé, convaincu qu’il assiste à «l’une des seules révolutions réelles dans le monde»: «Je veux combattre à Syrte!», s’exclame t-il devant le reporter du National. Une couverture médiatique qui ne vient pas à point nommé: ses parents ne sont pas au courant que leur fils se trouve sur un front de guerre à plus de 11.000 kilomètres de la Californie.

Comme le rapporte The Christian Science Monitor, les rebelles l’ont surnommé Ahmed El Maghrabi Saidi Barga et lui ont remis quelques armes qu’il apprend à manier avec une certaine maladresse. «Comment tu enclenches ce truc?», demande t-il à un rebelle qui lui tend un fusil AK-47. Pour autant, il ne se montre pas effrayé: «Je crois au destin», dit-il.

Inconscient, le jeune Chris Jeon? Un de ses amis s’est confié au Los Angeles Weekly en estimant qu’il était «un chercheur de sensations fortes». L’éditorial du National («C’est une révolution, mec»), se veut plus moraliste pour son retour à l'université cet automne:

«On peut admirer la bravvoure de Chris Jeon, mais nous plaignons ses parents. [...] Il est un peu tôt pour du tourisme de guerre, mais nous espérons que M. Jeon en sortira indemne et même plus sage. Cela l'incitera peut-être à faire quelque chose qui aidera concrètement la Libye.»

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