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La droite s'interroge sur l'entrée en campagne «tardive» de Sarkozy

Slate.fr, mis à jour le 28.10.2011 à 15 h 16

EPP Summit October 2010. European People's Party via Flickr, CC Licence By

EPP Summit October 2010. European People's Party via Flickr, CC Licence By

L’Elysée côté jardin, le blog du Monde consacré à la présidence de la République, affirme que «la droite s’interroge sur la stratégie de campagne tardive de Sarkozy», qui «prétend ne se déclarer qu’en mars 2012».

L’article explique que «des anciens mettent en garde contre le mythe du président sortant "bête de campagne"» et cite Jean-Pierre Raffarin, selon qui «la deuxième campagne n’est jamais magique». Alors que son conseiller Brice Hortefeux souhaiterait que «le président soit prêt à croiser le fer avec son adversaire socialiste dès la fin de l’année», l’Elysée pense «que la crise mondiale est telle qu’il n’est pas envisageable de sortir du bois maintenant».

Sous la Ve République, les présidents sortants se sont généralement déclarés assez tard. En 1965, le général de Gaulle avait ainsi longtemps fait «mariner» la presse, notamment lors d’une conférence de presse tenue le 9 septembre où, interrogé sur ses intentions, il avait répliqué:

«Je vous réponds tout de suite que vous le saurez, je vous le promets, avant deux mois d'ici.»

Il avait finalement attendu le 4 novembre pour se déclarer, à un mois et un jour du premier tour, lors d’une allocution depuis l’Elysée.

En 1981, Valéry Giscard d’Estaing, accompagné de son épouse Anne-Aymone, avait eu recours à la même méthode pour se déclarer en tant que «citoyen-candidat» à plus de cinquante jours du premier tour. François Mitterrand, qui allait le battre le 10 mai, était lui candidat depuis novembre.

En 1988, François Mitterrand avait été le plus tardif des présidents sortants à se déclarer, attendant le 22 mars, à peine un mois avant le premier tour et deux mois après son Premier ministre Jacques Chirac. Ce soir-là, son «oui» timide face à Henri Sannier et Paul Amar, suivi d’une charge virulente contre les «esprits intolérants», les «partis qui veulent tout», les «clans» et les «bandes», avait marqué les esprits.

Enfin, en 2002, Jacques Chirac avait innové en se déclarant sur le terrain plus de deux mois avant le premier tour, le 11 février. Répondant à une question de la maire d’Avignon Marie-Josée Roig, il avait doublé Lionel Jospin en se déclarant avant lui. Le Premier ministre avait attendu une dizaine de jours pour le rejoindre officiellement dans la course... par fax.

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