Économie

Bientôt un krach boursier plus grave qu'en 2008

Temps de lecture : 2 min

Burning Money/purpleslog via Flickr CC.
Burning Money/purpleslog via Flickr CC.

Les soubresauts de l’été n’étaient qu’un avant-goût du désastre à venir et il faut désormais s’attendre à un krach boursier plus grave encore que celui de 2008, prévient le Telegraph.

Ce qui a mis la puce à l'oreille du journal britannique, c'est le coût de l'assurance sur la dette de plusieurs grandes banques européennes. Celui-ci a atteint des records historiques, «encore plus haut» qu’au moment de la crise financière, après la faillite de Lehman Brothers en 2008.

Ainsi, les dérivés de crédit ou CDS (credit default swaps), une sorte d'assurance qui permet de se protéger du risque de défaut de paiement d'un crédit en payant une prime, sur les obligations de la Royal Bank of Scotland (RBS), de BNP Paribas, de la Deutsche Bank, d'Intensa Sanpaolo et d’autres banques, ont «flambé» mercredi 24 août.

Assurer les obligations de la RBS coûte ainsi plus cher qu’au moment du sauvetage de la banque écossaise par l’Etat britannique en octobre 2008. Cela «montre qu’il y a une baisse spectaculaire de la confiance des investisseurs vis-à-vis des banques», affirme le Telegraph. Un dirigeant anonyme d’une banque basé à Londres a déclaré au journal:

«C’est le manque de liquidité qui cause des problèmes aux banques. C’est le même ressenti qu’en 2008.»

Un banquier spécialisé dans le crédit au sein d’une grande banque européenne y va, lui, de sa prédiction:

«Je pense que nous nous dirigeons vers un choc des marchés en septembre ou octobre qui ne ressemblera à rien de ce qu’on a connu auparavant.»

La calme avant la tempête

Selon le quotidien britannique, la remontée des actions bancaires de ces derniers jours est le signe d’un «décalage grandissant» entre les investisseurs en capitaux propres et ceux qui investissent dans le crédit. En Europe comme aux Etats-Unis avec Bank of America, «la remontée des cours ne reflète pas l’état des marchés du crédit», affirme le journal britannique.

Pour le moment, les investisseurs attendent avec impatience les retours de la conférence annuelle de la banque fédérale américaine qui a lieu du 25 au 27 août à Jackson Hole dans le Wyoming, rapporte Dow Jones relayé par le Wall Street Journal. «Le discours de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale [américaine], sera suivi de près», explique l’agence de presse financière.

«C’est peut-être le calme avant la tempête, estime Haisatsune Kobayashi, stratégiste à SMBC Nikko Securities, même si la plupart des acteurs du marché ne s’attendent pas à ce que Ben Bernanke lance de fortes mesures d’assouplissement quantitatif ["quantitative easing" ou QE], les investisseurs seront néanmoins déçus s’il ne fait rien.»

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