Economie

La génération du Baby boom va-t-elle faire tomber les bourses?

Slate.fr, mis à jour le 23.08.2011 à 18 h 58

Baby Boomers/velvettangerine via Flickr CC.

Baby Boomers/velvettangerine via Flickr CC.

La génération du Baby Boom risque de tirer les bourses vers le bas pendant des décennies, rapporte Bloomberg.

Selon une étude publiée par la Federal Reserve Bank de San Francisco, les Américains issus du Baby Boom, appelés baby boomers, ont massivement investi sur les marchés boursiers en prévision de leur vieux jours et vont commencer à vendre leurs actions pour financer leur retraite.

Nés entre 1946 et 1964, les baby boomers commencent actuellement à prendre leur retraite, au moment où les marchés ne se sont pas encore complètement remis de la crise financière initiée en 2007.

Selon les auteurs de l’étude, Zheng Liu et Mark Spiegel, cette concomitance est «déconcertante» car, depuis plus de cinquante ans, le cours des actions est profondément lié à la conjoncture démographique. Entre 1981 et 2000, période durant laquelle les baby boomers se trouvaient en pleine activité professionnelle, le ratio cours-bénéfices sur les marchés américains a triplé. Aujourd'hui, le moment est venu pour eux de vendre.

La situation serait encore pire en Europe et au Japon où «le déséquilibre démographique est plus important» avec une baisse de la natalité. «Nous sommes conscient que de nombreux autres paramètres peuvent intervenir» et amortir le mouvement, nuance Mark Spiegel, mais «il n’y a pas de règle».

Le blog Money & Company du Los Angeles Times ajoute que l’étude prévoit, entre 2011 et 2021, une baisse des cours de 13% causée uniquement par les baby boomers. «Ensuite, il pourrait se passer six ans, jusqu’en 2027, avant que les prix de reviennent aux niveaux atteints l’an dernier [en 2010]», ajoute le blog.

Pour Jeremy Siegel, qui enseigne la finance à l’université de Pennsylvanie à Philadelphie, tient à rassurer: il y a bien un lien entre la démographie et les bourses américaines, mais la croissance dans les pays développés devraient générer «une demande suffisante pour absorber les ventes» et «maintenir élevé le prix des actions», a-t-il confié à Bloomberg.

«Tant que les économies de pays comme la Chine ou l’Inde atteignent un taux de croissance entre 4% et 6%», leurs investisseurs «conserveront les ressources pour acheter nos actions» et «maintenir la valeur de nos marchés boursiers dans le futur», estime Mark Spiegel.

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